L. C. R. un peu hypertendu
Après 2 ou 3 jours, il essaie de répondre aux questions, mais n’aboutit qu'à les répéter; cette écholalie persiste 2 jours. [nlassablement, il demande à partir, veut s’échapper, refuse de boire, mais obéit docilement à ce qu'on lui commande.
Peu à peu, vers le 5e jour, le délire se calme, et disparaît enfin complètement.
Obs. 37 (Lust).
Garçon, 8 ans 1/2.
Au 5° jour d'un exanthème morbilleux, perte de connaissance, secousses cloniques, somnolence anormale et pendant plusieurs jours état “excitation maniaque.
Obs. 38 (BorssERIE-LACROIX et DE GRAILLY).
Fille, 10 ans.
Le 29 juillet 1929: Rougeole d'intensité au-dessus de la moyenne, avec congestion pulmonaire.
Le 4°r août: excitation cérébrale : on veut la tuer, elle prend ses parents pour des ennemis, se jette sur eux, dit refuser de les voir. Entre ces crises, délire plus tranquille, l'enfant parle à voix basse, a l'air de rêver; mouvements pendulaires de la tête ; 410.
P. L.: liquide clair hypertendu, 2 à 3 lymphocytes par mm. c.; 0,25 d'albumine, |
‘Un abcès de fixation amène une rétrocession rapide des accidents nerveux ; guérison définitive.
Obs. 39 (Dsse Scarro DE Casas MELLO).
Garçon, 12 ans, entre le 16 décembre 1930 pour délire aigu avecgrande agitation motrice qui oblige à le maintenir au lit.
Rougeole il y a quelques jours, début du délire pendant la convalescence. |
Facies démentiel, réponses incohérentes, idées de persécution. Exagération des réflexes.
Les jours suivants, l'agitation diminue.
Le 26, grande amélioration, bonnes réponses, oubli des terreurs récentes. Guérison. Donc, délire aigu après rougeole,
Nous allons envisager successivement les diverses variétés de formes encéphalitiques dans l’ordre même suivant lequel nous avons groupé nos observations: formes disséminées, hémiplégiques, ataxiques, oculaires, mentales.
FORMES DISSÉMINÉES. — [L’atteinte diffuse du cerveau se traduit par des symptômes extrêmement variables d’un cas à l’autre, comme l'examen de nos observations permet de le constater; aux signes cérébraux se joignent d’ailleurs fréquemment des signes de réaction méningée, parfois des signes médullaires. Aussi ees formes sont-elles souvent plutôt des méningo-encéphalites ou même des encéphalomyélites que des encéphalites proprement dites.
Certaines correspondent aux formes discrètes ou larvées de DurourT, caractérisées par une poussée thermique, un peu de torpeur, parfois quelques convul-
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sions, quelques signes méningés frustes, tous ces symptômes disparaissant rapidement.
D’autres sont d’allure plus grave et, si elles guérissent en général, elles peuvent aussi se terminer par la mort au bout d’un temps plus ou moins long; les séquelles sont assez rares.
Mais il existe aussi des formes disséminées d’allure suralguë, assez fréquentes, réalisant la forme apoplectique de DurourrT, la plus grave des encéphalites morbilleuses. Le ‘début se fait brusquement par l’élévation de la température à 4o°, de la stupeur, des convulsions, un état comateux ; des paralysies, des signes de réaction méningée, des signes oculaires, etc., complètent ce tableau. Cette forme est le plus souvent mortelle en 1 Ou 2 jours ou même en quelques heures (Dufourt a observé 2 guérisons sur 6 observations).
FORME HÉMIPLÉGIQUE. — C’est ia plus commune des formes encéphalitiques localisées. L'hémiplégie peut être secondaire à un iclus, mais souvent le coma fait défaut, le début se traduit par une poussée de fièvre, de la somnolence, des convulsions intéressant parfois une moitié du corps, puis on constate l’existence d’une hémiplégie. L'évolution est généralement favorable, mais les séquelles assez fréquentes dans cette forme (hémiplégie, aphasie).
FORME ATAxXIQUE. — L’'ataxie aiquë est un syndrome ainsi décrit par M. Decourr dans sa thèse :
« Début rapide en quelques instants, quelques jours, généralement au milieu de phénomènes infectieux,
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Tableau d’une grande ataxic de type cérébelleux, accompagnée souvent de tremblement intentionnel et de troubles de la parole rappelant ceux de la sclérose en plaques. Nystagmus fréquent.
Réflexes périostés et tendineux conservés, ordinairement vifs, avec parfois du clonus et une inversion du réflexe cutané plantaire.
Absence habituelle de paralysies véritables, de troubles sensitifs et sphinctériens.
Evolution favorable, le plus souvent vers une guérison rapide ».
Pour L. van Bogaert, l’ataxie aiguë, chez l'enfant, serait due à la rougeole 1 fois sur 4. On n’observe pas toujours le syndrome au complet, mais parfois des formes /rustes, décrites par Dufourt, où l’on ne trouve que certains des éléments du syndrome : tremblement, nystagmus, démarche ébrieuse…
D'ordinaire, les forrnes ataxiques se terminent par la guérison sans séquelles.
FORMES OCULAIRES. — Les troubles oculaires font fréquemment partie de la symptomatologie des formes que nous avons décriles jusqu'ici, et on relève à de nombreuses reprises en parcourant les observations des signes tels que : strabisme convergent ou divergent, plosis, nystagmus, myosis ou mydriase, diplopie.
Les formes oculaires isolées sont beaucoup plus rares : la plus frappante est l’amaurose, d'apparition parfois progressive, d’autres fois subite, le plus souvent d’ailleurs transitoire, mais dans quelques cas la névrite optique aboutit à une cécité définitive,