‹ Contribution à l'étude des encéphalites morbilleusesChapitre 18 sur 36 · L: C. R. normal, BW · texte numérisé non relu

L: C. R. normal, BW

Diagnostic : Heine-Medin ? Mais contraction faradique conservée ; polynévrite ? Mais paralysie sphinctérienne, pas de douleurs ; c'est donc une myélite aiguë du renflement lombaire.

Guérison.

Obs. 43 {Dsse Uaox).

Fille, 7 ans 1/2 ; rougeole.

A la fin de l’éruption, rétention d'urine, sondage pendant 22 jours.

La rougeole disparue, état de paralysie généralisée jambes flasques, tête tombante, intelligence affaiblie.

La période paralytique dura 25 jours ; les mouvements réapparurent aux M. S. d’abord, aux M. I. à la fin.

Etat actuel : monoparésie crurale droite avec atrophie et exagération du réflexe rotulien, consécutive à une paralysie flasque après rougeole. Pas de Babinski. LA

Examen électrique : réaction de dégénérescence partielle du groupe antéro-externe des 2 jambes.

DAMET SE

P. L. : liquide normal.

Sort en voie de guérison.

L'ensemble répond à une myélite aiquë diffuse. Peut-on penser à une maladie de Heine-Medin ? Mais pas d'épidémie, réflexes exagérés.

Obs. 44 M. L BaBonweix et Mile K. B. Lévy).

G. Jean, 5 ans 1/2, entre, le 28 mai 1931, pour rougeole d'apparence si classique que nous demandons au spécialiste de venir en faire une photographie en couleurs.

Le 3 juin, céphalée, vomissements, somnolence : l'enfant ne peut ni s'asseoir seul ni rester assis. Il existe une réaction méningée légère, caractérisée surtout par une raideur modérée de la nuque.

Le 4, paralysie flasque respectant les membres supérieurs, mais intéressant les membres inférieurs, les sphincters, les muscles du tronc et de la nuque. Les réflexes rotuliens et achilléens, crémastériens et abdominaux sont abolis, bien que le signe de Babinski soit manifeste, surtout à droite.

A ces troubles moteurs s'adjoint une anesthésie complète à la piqüre occupant les jambes et l'abdomen.

A la P. L., liquide clair : 2,7 éléments à la cellule de Nageotte ; 0 20 d'albumine.

Les cultures du mucus pharyngé ayant montré l'existence de quelques bacilles diphtériques longs, on essaie, à tout hasard, la sérothérapie. Les jours suivants, amélioration progressive et, quand l'enfant quitte l'hôpital, il ne lui reste plus : qu'une légère difficulté de la marche, une abolition des réflexes tendineux des membres inférieurs, un signe de Babinski à droite.

— À quoi attribuer cet ensemble symptomatique ?

A la diphtérie ? Mais il n’y a eu ni paralysie du voile ni de l’accommodation ; inversement, on constate, fait rare dans cette maladie, des troubles sphinctériens.

A une paralysie infantile ? Dans celle-ci, le signe de Ba-

ET) NV OMEs

binski est exceptionnel ; d'ailleurs les altérations du L C. À. ne sont pas celles de cette affection.

On est donc amené par élimination au diagnostic de myélite aiguë disséminée morbilleuse.

Obs. 45. — Paralysie ascendante (BarLOw).

Rougeole.

Sur la fin de l'éruption, myélite diffuse débutant par une paraplégie avec paralysie de la vessie et du rectum, s'étendant ensuite aux membres supérieurs et à la parole.

Mort par asphyxie lente.

Obs. 46. — Paralysie ascendante (LiÉGEARD).

2 ans. Rougeole.

Puis évolue une paralysie ascendante, débutant par les membres inférieurs et se généralisant ensuite.

Guérison progressive.

L’atteinte de la moelle par l'infection morbilleuse réalise d'ordinaire une myélite transverse ; la myélite ascendante est beaucoup plus rare.

La myélite transverse aiguë se caractérise par son apparition assez précoce et son évolution rapide et favorable vers la guérison.

Suivant le degré des lésions, on peut distinguer plusieurs types cliniques (Borie) :

Dans des formes frustes, il n’y a que de la faiblesse des jambes.

Mais d'ordinaire le tableau clinique est constitué par une paraplégie flasque apparue rapidement après quelques fourmillements, quelques signes de réaction méningée légère, souvent une reprise de la fièvre, parfois

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