FORMES PÉRIPHÉRIQUES
Obs. 54 (BERTRAND et CHAILLY).
Soldat, 21 ans.
3 semaines après rougeole : douleurs dans le bras droit, dont l'élévation au-dessus de l’horizontale devient bientôt im possible.
L'examen montra qu'il s'agissait d’une paralysie du grand dentelé droit compliquée de parésie du trapèze et du chef postérieur du deltoide.
L'examen électrique a montré que, si le grand dentelé était complètement dégénéré, le trapèze était, lui aussi, en voie de dégénéresence.
Comme on ne trouvait, dans l’étiologie de cette paralysie, ni traumatisme, ni fatigue locale, ni froid, ni rhumatisme, ni hystérie, les auteurs le rapportent à l'infection rougeoleuse, d'autant que les paralysies du trapèze ont été observées après d’autres maladies infectieuses, typhoïde, diphtérie, etc.
Obs. 55 (MorQuIio).
Enfant, 9 ans ; rougeole normale sans complications.
Immédiatement après, le 5° jour : phénomènes nerveux : - Syndrome méningé radiculaire et polynévritique, avec douleurs spontanées paroxystiques. Ensuite, aggravation avec l'apparition de la douleur aux bras, de tr. de la déglutition et cardiaques, faisant craindre une marche ascendante. Puis, peu à peu, les phénomènes disparaissent et en moins de 2 mois guérison complète.
Obs. 56 (SaBrazÈs).
Homme, 40 ans, sujet à l'herpès.
Un herpès labial et auriculaire-apparut à la suite d’une éruption de rougeole.
Cette rougeole fut suivie d'un urticaire fugace et de troubles nerveux :
Cet homme de tempérament nerveux est devenu mélancolique, irritable : il éprouve des douleurs dorsales et lombaires de chaque côté de la colonne vertébrale, douleurs lancinantes avec exacerbations. Elles irradient dans les lombes, les cuisses, les régions fessières, les pieds, s'accom-
pagnent d'une hyperesthésie intense des téguments.
Cette hyperesthésie avec paresthésie, qui se manifeste surtout par des sensations de brûlure, est si accusée la nuit, en position couchée, dans les pieds, les orteils, que cette acrodynie intolérable oblige le malade à se lever.
Pas de signes de lithiase. Réflexes normaux. Pas d'autres signes nerveux.
Ces algies de type radiculaire et névralgique avec acrodynie ont résisté depuis une dizaine de jours à l’aspirine, au gardénal. ;
Ce cas s’est peu à peu atténué.
Pour l’auteur, ce cas est imputable à la rougeole ou à un virus filtrant suscité par elle, plutôt qu’à 3 injections de gonacrine intra-veineuse pratiquées un mois avant la rougeole sans aucun incident, au cours d'un écoulement urétral dû peut-être à une atteinte d’herpès urétral.
Obs. 57 (DArLEGUY et BAIXE).
Jeune homme, 17 ans.
Au {3 jour d’une rougeole normale, apparaissent brusquement des phénomènes névritiques qui ont débuté par une paraplégie, ils ont envahi rapidement les parties supérieures du corps et 2 jours plus tard les nerfs craniens sont atteints,