‹ Contribution à l'étude des endocardites malignes à évolution lente greffées sur une cardiopathie congénitaleChapitre 7 sur 14 · ZE RES · texte numérisé non relu

ZE RES

droit seul du septum étant atteint par les végétations.

Une observation de H. Grenet se rapproche de celle de M. Aubertin, citée ci-dessus :

Une jeune fille de 21 ans était atteinte de cyanose congénitale. Le diagnostic des lésions porté par Potain et par André Petit avait été : rétrécissement pulmonaire et communication interventriculaire. Une fièvre persistante apparut un jour puis le souffle systolique précédemment perçu, se modifia et s’étendit au foyer aortique, cinq mois après apparurent des infarctus et un mois plus tard la malade succomba. Sa maladie avait duré six mois en tout.

Une hémoculture pratiquée le premier mois permit d'isoler un pneumocoque que les injections d’auto-vaccin et la sérothérapie ne jugulent pas.

Nous sommes là encore, en présence d’un cas d’endocardite lente à pneumocoques greffée sur une malformation cardiaque.

L'auteur de l’observation fait remarquer en terminant la fréquence relative avec laquelle on trouve aux autopsies d'enfants succombant avec une maladie congénitale du cœur, des traces d’inflammation récente de l’endocarde au siège même des anomalies.

Il n’en reste pas moins de la publication de ce bref rappel historique que les endocardites malignes à evolution lente greffées sur des cardiopathies congénitales demeurent fort rares. C’est pourquoi il nous a paru intéressant d’en rapporter une observation que

nous avons pu étudier assez complètement,

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