‹ Contribution à l'Étude des Endocardites Mitrales & AortiquesChapitre 20 sur 21 · VUE · texte numérisé non relu

VUE

OBSERVATION IX Extraile de la pédiatrie pratique, juillet 1922.

Fillette de 11 ans et demi, entre à l'hôpital le 11 février 1920 au 15° jour d'une chorée légère apyrétique.

A l'entrée, le cœur est un peu gros, et l’on entend un souffle systolique à l'orifice mitral et un souffle diastolique à l'orifice aortique.

L'orthodiagramme montre un cœur globuleux, une légère saillie de l'oreillette gauche, des ventricules peu dilatés.

Dans la suite, le souffle de la pointe disparaît, et le 1° bruit reste seulement un peu prolongé ; mais, au bout de quelques lemps, ce souffle réapparaîl. Une endocardile mitrale s’est récemment constiluée ; quant au souffle diastolique de l'insuffisance aortique, il s'accentue peu à peu.

La cardiopathie évolue donc, entraînant des lésions com-

plexes du cœur gauche.

OBSERVATION X Malade. présentée en 1909 à la Société de Pédiatrie

par le Docteur Dournel.

Fillette de LI ans et demi. À eu une 1'* attaque de chorée à 9 ans sans complication. Dournel la voil au cours d'une 2° alleinte de chorée Intense.

Après quelques jours, il constate l’assourdissement du 1° bruit mitral et du 2° bruit aorlique, de la Lachycardie, un peu d'arythmie, seulement la chorée s'aggrave. La fièvre

s'élève à 40°, s'accompagne d'une dyspnée vive ; on constate

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nage

un épanchement séro-fibrineux dans la plèvre gauche, puis dans la plèvre droite.

Cependant l'état s'améliore ; au bout de 6 semaines, l’en-

fant ne présente plus que des signes d'insuffisance mitrale.

Cette chorée s'est donc compliquée, pendant une période de son évolution, d'endocardite mitrale et aorti-

que ; mais l'endocardite aorlique a complètement guéri.

Endocardites aortiques et mitrales associées d’origine scarlatineuse

OBSERVATION XI Extraile de la Clinique. 25 Mars 1920

Fillette de 6 ans. Entrée le 17 décembre 1909 aux Enfants Malades au deuxième jour d’une scarlaline de moyenne intensilé. Sans troubles cardiaques.

" Le pouls bat à 1728, la température est de 38.

Les 26 et 29 apparail une otite double avec fièvre à 39- 39,8 ; une légère fièvre persiste ensuite jusqu'au 5 janvier.

Le 12 janvier (27° jour de la scarlatine) sans fièvre, sans phénomènes subjectifs ou fonctionnels, on constate un souffle systolique mitral intense, se propageant dans l’aisselle. Le cœur est gros.

Le 15 apparait un double frottement péricardique.

Le 18, les mêmes bruits persistent ; de plus est apparu un souffle diastolique de la base d'insuffisance aortique. Le cœur est toujours gros.

Il n’y a pas d’albumine, le foie n'est pas gros.

Le 1° février, le Hatadent péricardique a disparu, mais

EU les souffles d'insuffisance milrale et d'insuffisance aortique REC or % persistent.

À : + RTE L'évolution s’est faite sans fièvre. L'enfant est sortie le 12 D) février avec des lésions définitives des orifices. ME

Conclusions

De celte étude des affections mitrales et aortiques associées chez l'enfant, et des observations que nous avons apportées à l’appui de notre thèse, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1° Chez l'enfant, l’endocardile de la valve mitrale associée à celle des valvules aortiques est relativement fréquente. Si celle association est moins commune que l’endocardite localisée à l’orifice mitral, elle l’est plus que l’endocardite aortique.

2° Le rhumatisme articulaire aigü d’abord, puis la chorée sont les deux facteurs importants de ces endocardites associées.

3° L’atteinte des deux orifices du cœur gauche, se fait ou simultanément ou au cours de plusieurs atteintes infectieuses de l’endocarde.

4° Suivant l'évolution de la cardiopathie et la prédominance de la lésion à l’orifice mitral ou à l'orifice aortiuue, l'enfant se range au point de vue clinique dans le {ype aortique ou le fype mitral ; le {type mitroaortique

n'étant le plus souvent qu'un type de passage.

5° Le pronostic immédiat de ces cardiopathies complexes doit se fonder surtout sur l’état du myocarde et du péricarde

Le pronostic éloigné doit être favorable pour le fype aortique, le cœur lolérant assez longtemps ses lésions. Il doit être plus réservé pour le {ype mitral, le cœur

restant en imminence d’asystolie.

Vu le Président do Thèse :

NOBÉCOURT.

Vu: Le Doyen, ROGER.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

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