DIAGNOSTIC
Le diagnostic de ces cardiopathies complexes du cœur gauche est, en général, facile à faire.
Une auscultation allentive permet, assez souvent, de révéler ces doubles lésions orificielles.
Dans certains cas, cependant, la radioscopie est une auxiliaire précieuse, el permet seule de soupçonner la coexistence des deux lésions.
Suivant le type dans lequel se classe l'enfant, le diagnostic n'est pas Loujours aussi facile.
Dans le {ype mitral, l'insuffisance aortique peut-être méconnue, car, bien souvent, les signes périphériques de l’insuffisauce aorlique font Complètement défaut, el le souffle diastolique de la base est assez léger pour être voilé par le souffle milral, el passer inaperçu à un examen pas assez minulieux.
Parfois, au contraire, ce sont des signes périphériques ne cadrant pas avec ceux d’une lésion [{milrale, qui devront faire soupçouner la coexistence d'une lésion aor-
tique.
Bus
Si chez un enfant, par exemple, dont on a fait un mi- Wal par l'auscultalion, on trouve, en poursuivant l'exa-
men clinique, un pouls capillaire où un pouls Jambier,
sien lui prenantle bras, on perçoil une forte impulsion
à chaque systole ventriculaire, si la lension artérielle présente une différentielle assez élevée, il faudra soupconner une lésion aortique., Revenant au cœur, une auscultalion attentive permeltra souvent de trouver le souffle d'insuffisance aortique, mais il faudra savoir Île chercher non seulement à la base, mais encore sur Île trajet de ses diverses propagalions, c'est-à-dire derrière le sternum et jusqu’à la pointe.
Le diagnostic peut être hésitant également lorsque l'auscullation révèle un souffle diastolique à la base s'accompagnant d’un léger roulement diastolique susapexien.
Y a-t-il concomitance de lésions aorliques et mitra: les, ou bien ce roulement diastolique n'est-il pas seulement celui que Fleint a signalé dans cerlains cas d'insuffisance aorlique ?
Ce roulement en effet ne serait dû, dans ce cas, qu'à un rélrécissement fonclionnel de l'orifice milral, créé par le refoulement de la grande valve mitrale sous l'ondée sanguine retombant de l'aorte.
Dans ces cas difficiles, pour faciliter le diagnostic, les auteurs font remarquer que, s'il exisle un faux rétrécissement mitral, le roulement s'entend à la fin de la diastole, et que les signes périphériques de l'insuffisance
aorlique sont peu marqués ; Mais précisément, chez