DIAGNOSTIC
Nous venons de voir comment cette « fluxion blanche.» etait susceptible de se produire par congestion au niveau d'une plèvre irritée quelle que soit la cause de cette irritation.
Le diagnostic de pleurésie puriforme aseptique comporte donc deux degrés. |
Tout d'abord, il пе faut pas la confondre avec la pleurésie purulente. Nous avons vu que si l'étude clinique permet а la rigueur de la soupçonner, par la petitesse habituelle de l’epanchement, l'intégrité relative de l'état général, la rapidité de résorption, l'absence de complication grave. ce sont là des signes insuffisants. Seule la ponction exploratrice qui permet l'examen cytologique et les recherches bactériologiques, rend possible un diagnostic de certitude : Si l'examen microscopique sur lames après céntrifugation, fixation à Valcool-éther et coloration à l'hématéine-éosine révèle la présence de polynucléaires à contour nettement arrondi et à noyau finement dessiné ; si, par surcroît les ensemencements ne poussent pas et si les inoculations а la souris restent négatives, il faut bien se garder de confondre avec une pleuré-
sie purulente microbienne се qui n'est qu'une simple réaction pleurale puriforme aseptique qui va disparaître spontanément en quelques jours.
Quant à la question de l’origine même des lésions pulm onaires, cela n'offre pour l'épanchement lui-même aucune esресе d'importance : s'agit-il en effet de pneumonie, d’@deme pulmonaire pneumococcique, d'infarctus du poumon cortical ou sous-cortical de grippe à forme pulmonaire ou d'une septicémie ayant touché la plèvre, l’épanchement puriforme aseptique comporte pour lui-même le même pronostic et le
même traitement.