‹ Contribution à l'Étude des Épendymites Méningocoquees: Traitées par trépanoponctionsChapitre 19 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le pronostic des épendymites méningococciques est des plus sérieux. Notre exemple montre que la thérapeutique actuelle : trépano-ponction suivie d’injections intra-ventriculaires de sérum, appliquée seulement quand tous les signes diagnostiques (troubles trophiques, stase papillaire, xanthochromie ..) ont démontré le cloisonnement ventriculaire, risque d’être trop tardive.

Les cas de guérisons publiés jusqu’à ce jour constituent une infime minorité. Nous n’en trouvons que sept chez l’adulte ou l’enfant au-dessus de 5 ans, trois chez le nourrisson.

Chez ces sujets, la survie nous paraît avoir été assurée assez longtemps sans séquelles d'aucune sorte (4 mois, un an, six mois, 8 mois) pour qu’on puisse considérer ces résultats comme définitifs.

La très intéressante observation de M. Aynaud nous montre en même temps que l’innocuité des ponctions ventriculaires répétées, la nécessité de les poursuivre jusqu’à résultat complet,

Nous pensons que les chances de succès résident dans l'intervention précoce dans tous les cas de méningite cérébro-spinale à forme trainante et récidivante.

Conformément aux conclusions de MM. le Professeur Sabrazès et Ch. Massias, le réflexe oculo-cardiaque, par son inversion nette durant la phase d’hypertension ventricu-

laire et son retour à la normale, dès la décompression, nous parait devoir être pris en considération comme signe pathognomonique d’hypertension crânienne.

Vu bon à imprimer :

Le Président de la thèse, SABRAZES.

Vu:

Le Doyen, D' SIGALAS.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 13 juillet 1920.

Pour le Recteur, Le Vice-Président du Conseil de l'Université,

DUGUIT.

AYNAUD.

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