‹ Contribution à l'Étude des Épendymites Méningocoquees: Traitées par trépanoponctionsChapitre 18 sur 19 · OBSERVATION N° III · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° III

Bouché (Journal médical de Bruxelles, 15 février 1912,.

Un enfant de 4 mois présentant un syndrome méningé est vu pour la première fois le » janvier 1912 (Kernig, somnolence, fontanelle tendue). La maladie remonte à 15 jours.

Une première ponction ventriculaire donne issue à un liquide purulent, riche en méningocoques.

On en retire 60 c.° et on injecte 30 c.* de sérum.

Les jours suivants, {4 nouvelles ponctions ventriculaires ainsi que 4 ponctions lombaires sont pratiquées, suivies d’injections de sérum. .

Les symptômes s’amendent et le 15 février l'enfant est considéré comme guéri.

Enfin il est des cas ou la guérison qui semblait obtenue après ponction ventriculaire ne s’est point maintenue, témoin celui rapporté par M. Netter (académie de médecine, 13 décembre 1g11).

Un nourrisson de 5 mois 1/2 entré à l'hôpital en avril 1910 l'avait quitté complètement guéri en apparence après l'intervention intra-ventriculaire.

Gette guérison semblait absolument confirmée huit jours après la sortie, mais une semaine plus tard une rechute se

produisait entraînant la mort du jeune malade malgré la reprise du traitement.

Connaissant la gravité particulière de la méningite cérébrospinale chez le nourrisson nous devrons donc chercher à la dépister dès ses premières manifestations et cela sera d’autant plus difficile que le malade ne peut dire d’où il souffre.

Devant un tableau symptômatique consistant en vomissements, fièvre, somnolence, ne nous hâtons pas de conclure à un embarras gastrique ou autre affection sans importance. Recherchons méthodiquement les manifestations méningées, en particulier un signe presque constant : la crampe de la nuque qui rejette la tête en arrière en hyperextension. Dans le doute, la ponction lombaire nous fixera.

Une fois le diagnostic établi nous aurons l'attention en éveil sur la possibilité toujours à craindre d’une propagation épendymaire évoluant en cavité close.

L'examen des fontanelles sera fait systématiquement et leur tension anormale ne rétrocédant pas après la ponction nous fera décider sans délai l'intervention intra-ventriculaire.

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