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Enfin, M. Riser, J. GérAuDn, Ch. GRÈZE-RUEFF, M'®°S. Lavrrry et M. Rascoz, dans la Revue Neurologique, t. 85, n° 4, 1951, présentent 14 observations d’épilepsie giratoire dont 12 avec étude électro-encéphalographique rigoureuse, qui ont servi de base à notre thèse.
Les succinctes descriptions d’observations faites dans l'aperçu historique que l’on vient de lire auront permis . de se faire une idée de l’apparence clinique de l’épilepsie giratoire. En fait, son aspect clinique est caractéristique : le sujet, debout, est pris subitement d’une impulsion irrésistible qui dévie habituellement en premier lieu et de façon forcée sa tête et ses yeux latéralement vers une épaule; c’est la déviation conjuguée de la tête et des yeux. Puis le tronc est entraîné dans le sens de cette déviation tonique et, le malade ayant ainsi inauguré sa crise, continue la rotation amorcée en tournant sur lui-même, autour de son axe vertical, décrivant ainsi au moins un demitour et souvent un, deux puis trois tours sur place.
Dans les formes pures, tout se borne à ce curieux phénomène de giration. À peine y trouve-t-on associées de la pâleur de la face ou au contraire une légère congestion du visage et une obnubilation plus ou moins marquée. ‘Il n’y a ni chute ni miction involontaire. Au bout d’un laps de temps variable, mais généralement court, le malade a repris entièrement ses esprits : tout est terminé.
Dans d’autres cas, la crise giratoire est précédée ou le plus souvent suivie de manifestations convulsives jackso-
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niennes qui siègent du côté vers lequel s’est produite la giration, ou d’un crise généralisée, et le malade tombe sans connaissance en proie aux convulsions toniques, puis cloniques du grand mal.
Enfin, on a pu observer des cas où la crise giratoire initiale se transformait en crise jacksonienne, cette dernière faisant place à son tour à une crise généralisée.