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CIRCONSTANCES D’APPARITION

Pour que l’épilepsie giratoire puisse se manifester, deux conditions apparaissent d’emblée indispensables.

Il faut tout d’abord que le sujet se trouve debout quand la crise le frappe. Il faut ensuite qu’il ne tombe pas ou que s’il tombe, sa chute ne se produise qu’assez tardive-

ment, de manière à ce que la giration forcée ait bien été

notée par le malade lui-même ou par son entourage. . Sinon, lorsque l’on demandera des précisions nécessaires pour caractériser la crise, le malade ou ses proches parleront de « vertiges », de dérobement des jambes du fait d’avoir été attiré sur un côté, autant de termes ambigus et peu propres à éclairer l’interrogatoire.

La conjonction indispensable de ces deux ordres de faits semble expliquer, tout au moins partiellement, la relative rareté des observations d’épilepsie giratoire. Le même sujet qui fait debout une crise giratoire typique, fera dans le décubitus une crise de rotation forcée de la tête et des yeux avec début d’enroulement du tronc et la giration s'arrêtera à ce stade, mis à part des cas beaucoup plus rares, comme celui du malade de SCHUSTER et MENDEL (op. cit.) qui tournait plusieurs fois sur luimême dans son lit, du malade cité par MINGAZzINI qui tournait par terre, où des malades de FOoERSTER et PENFIELD qui tombaient hors de leur lit après déviation de la tête et des yeux et rotation du tronc.

MODE D’APPARITION ET CLASSIF ICATION

Dans chaque cas, il est indispensable de faire préciser le premier phénomène en date du début de la cerise : la crise débute-t-elle par la rotation forcée tête-yeux suivie de la giration ou au contraire est-elle inaugurée par un signe particulier, d’ordre moteur, sensitif, sensoriel ou psychique ? En effet, ce type particulier de crises ne saurait se désolidariser du grand cadre des épilepsies et, ici comme là, il faut bien mettre l’accent sur la valeur localisatrice des phénomènes élémentaires et du « signal symptôme » lorsqu'il existe. ù

Un autre point sur lequel il convient d’insister particulièrement est le suivant : la giration est-elle consciente ou inconsciente ? Tous les auteurs modernes s’accordent pour faire cette division et lui reconnaissent une grande importance. En particulier PENFIELD, qui range les

épilepsies giratoires dans les crises focales (Focal Cerebral Seizures), distingue :

a) Les épilepsies giratoires conscientes (Concious Contraversive).

. La crise commence par une rotation de la tête et des yeux du côté opposé et parfois du corps tout entier. La perte de conscience, si elle survient, n’est que secondaire et due alors à la généralisation. Son origine serait

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dans le cortex frontal, immédiatement antérieur à la circonvolution précentrale.

b) Les épilepsies giratoires inconscientes (Unconscious adversive Seizures).

Il s’agit là d’un type très particulier de crise focale avec perte initiale de la conscience, dont l’origine serait au lobe préfrontal. Il est certain que seul un interrogatoire minutieux peut caractériser cette forme très particulière.

Cliniquement, nous pensons qu'il y a un rapprochement à faire entre les crises conscientes et l’épilepsie focale : dans les deux cas, la perte de conscience, lorsqu’elle survient, est toujours un phénomène secondaire, tardif et contingent; entre les crises inconscientes et les absences avec déclenchement d’activité automatique.

Quoiqu'il en soit de l'interprétation d’une telle classification au point de vue de la localisation des décharges épileptiques, nous classerons nos observations en deux catégories : KM tp |

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