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OBSERVATION III

S. Primerose, 18 ans.

Pas d’antécédents obstétricaux. À 9 mois, convulsions accompagnées d’un état infectieux probablement d’origine encéphalitique, ayant laissé une paralysie définitive du moteur oculaire externe droit et une légère atrophie du membre supérieur gauche.

Du point de vue héréditaire, son père, éthylique avéré, a présenté à l’âge de 18 ans des crises comitiales, deux ans durant. ;

A l’âge de 16 ans, première crise comitiale, sans prodromes, survenue au cours de son travail : d’abord une déviation consciente de la tête et des yeux vers la gauche, suivie d’une giration de plusieurs tours de tout le corps

Robe

vers la gauche. Il ne se produit ni chute, ni perte de connaissance, ni phase tonico-clonique. Il est particulièrement intéressant de signaler que la déviation de la tête et des yeux est tout à fait consciente, la malade en conservant un souvenir très net. Au cours de la erise, la malade entend parfaitement, mais ne peut répondre. Elle se rappelle vaguement que son corps amorce ensuite une giration dans le même sens, mais à ce moment-là, elle perd conscience et ne garde aucun souvenir des 3 ou 4 tours qu’elle effectue et qui nous sont rapportés par son entourage. La crise a une durée totale de 5 minutes envi- ‘ron. Après l’accès, reprise progressive de la conscience : la phase confusionnelle dure deux heures environ.

Le rythme des crises est irrégulier, variant de une par mois à cinq ou six par semaine. Le traitement ordonné : Alepsal, 3 comprimés de 0,05 g. par jour, est suivi irrégulièrement.

Dans l’intercrise, pas de céphalées, mais on note :

— des absences : la malade ne se souvenant plus de ‘la destination de tel ou tel geste, puis, brusquement, la mémoire revient.

des crises nocturnes larvées : elle gémit ou pleure sans se réveiller. Sa famille accourt : ses yeux sont

déviés vers la gauche. Ces crises se sont reproduites à 5 ou 6 reprises en 2 ans.

— une tendance à la fugue, à deux reprises.

—— une tendance progressive à l’hypersomnie.

Dans certains cas, la malade sentant que ses yeux sont attirés vers la gauche, parvient à arrêter la crise en tour-

nant brusquement et fortement sa tête vers la droite.

- L’examen neurologique se montre normal, en dehors

Dai

de la paralysie de la sixième paire à droite et d’un trouble léger de la stéréognosie au niveau de la main gauche, qui

‘ existe réellement bien que considérablement majoré par

la constitution névropathique de la patiente. Le fond de l'œil est normal.

Une artériographie cérébrale est pratiquée et montre une imprégnation correcte des artères et des veines céré-

brales de l’hémisphère gauche. A droite, on note une

image suspecte avec abaïissement de la terminaison de la péricalleuse qui semble être refoulée par une légère opacité siégeant dans la région pariétale postérieure et léger refoulement d’un tronc veineux vers le haut correspondant à la même masse.

E.E.G. : Un premier tracé standard montre l’existence de pointes dans la région pariétale droite : comitialité corticale probablement focale.

S .Primerose, 18 ans

Pa Pre

La localisation par la méthode des champs nous montre un foyer de la partie moyenne de la région pariétale antérieure droite, comme en témoignent les deux tracés suivants :

— l’un avec électrode référentielle indifférente,

— l’autre en dérivation monopolaire,

mais ce foyer est vaste et il a une tendance très marquée à diffuser.

Hp prmt, he PET R S... Primerose, 18 ans

Malgré la coïncidence de la localisation électro-encéphalographique, du léger trouble de la stéréognosie et de l’image art :

ï ériographique légèrement suspecte, il fut

décidé de temporiser et de ne pas pratiquer d'exploration ventriculaire.

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