OBSERVATION XX
Hélène M..., 28 ans. Aucun antécédent notable.
- En 1937, à l’âge de 12 ans et à l’occasion des premières règles, apparaît la première crise comitiale, sans prodrômes. Il s’agit d’une crise généralisée avec cri, chute, perte de connaissance, phase tonico-clonique, miction spontanée, amnésie et asthénie post-crise. Dès lors, ces crises vont se répéter tous les 2 ou 3 mois au moment des règles,
tantôt généralisées, tantôt sous forme de clonies généra- lisées suivies de perte de connaissance. Dans les périodes intercalaires, on note quelques absences avec arrêt de la conversation, regard figé et brève perte de conscience.
En juillet 1951, la malade fait à quelques jours d’inter- valle, trois crises qui se présentent de la façon suivante: tout d’abord, on note des secousses cloniques des deux mains surtout importantes à droite, puis la malade pousse un cri, tourne brusquement sa tête vers la droite et le mouvement ainsi amorcé se transmet à tout le corps qui décrit un tour et demi environ dans le sens horaire. La giration est suivie de chute. La perte de conscience est primitive de façon tout à fait certaine. La crise dure » à 6 minutes en tout. Il n’y à pas de phénomènes résiduels.
Depuis cette époque, on n’a observé de nouvelles crises giratoires que très rarement : 2 ou 3 en tout, à peu près identiques. Par contre, le rythme des crises ordinaires s’est accéléré : tous les 3 ou 4 jours. De très nombreuses absences sont apparues : 30 à 40 par jour. La malade se
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plaint de céphalées fronto-occipitales pulsatiles, d’instabilité et de somnolence, malgré 0 g. 20 de gardénal par jour.
Tous les examens subis par la patiente se sont révélés négatifs.
Électro-encéphalogramme.
Tracé de base irrégulier. Présence d’ondes raides et de pointes tout spécialement au niveau de la région temporale postérieure gauche, où ecs aspects sont les plus typiques, où elles apparaissent en foyer très net, mais les anomalies sont très diffuses. De plus, présence de paroxysmes de pointe-ondes synchrones précédées de quelques anomalies sur l'hémisphère gauche.
Il s’agit probablement d’une comitialité de type cortical avec un foyer temporal postérieur gauche, mais diffusant et par voisinage et par projection très facilement.
Dans les cas précédents, un foyer a été décelé, mais il est vaste et surtout il diffuse très facilement.
Dans notre dernière observation, le tracé, bien que suspéct, ne permet aucun classement,
te DONC
OBsERvVATION XXI
Léontine G..., 27 ans.
A l’âge de 4 ans, cette malade a présenté successivement une fièvre typhoïde, une méningite cérébro-spinale et une pneumonie double. Pas de séquelles neurologiques.
A l’âge de 14 ans, au moment des premières règles, première crise comitiale : brusquement la malade pousse un cri, puis tombe. Phase tonique. Il ne semble pas y : avoir de crise clonique. Durée totale : 5 minutes environ. Amnésie totale post-crise et vomissements.
Les crises suivantes, tantôt identiques à la première, tantôt généralisées, se poursuivront au rythme de une par semaine environ. La malade est hospitalisée à l’'Hôtel- Dieu pendant deux mois. Sous l'influence du traitement instauré, les crises s’espacent progressivement et vont réapparaître au cours du- séjour que fait la malade à Assistance Publique, sensiblement au rythme antérieur. Puis elle est dirigée vers l’hospice du Bon-Sauveur à Albi, en 1941. Là, les crises changent de type. Brusquement, et toujours lorsqu'elle est debout, la malade perd conscience, puis survient une déviation conjuguée tête-yeux vers la gauche, à laquelle fait suite une giration de tout le corps sur son axe de trois tours en moyenne, dans le sens antihoraire. Ensuite, la malade tombe. L’amnésie post-crise est totale. Il n’y à aucun phéhomène résiduel. La perte de connaissance est brève : 5 minutes au maximum, Le traitement (0 g. 20 de gardénal par jour) est repris rigoureusement — il avait été un peu négligé