‹ Contribution à l'étude des épilepsies giratoiresChapitre 28 sur 39 · NV PUR · texte numérisé non relu

NV PUR

La première crise, nocturne, remonte à 1947. On n’a pu ‘objectiver ses caractères, l'entourage la décrivant comme une convulsion infantile.

Depuis cette époque, le malade a présenté un certain nombre de crises giratoires, toutes diurnes, la plupart survenant après une émotion. Leur rythme est variable, depuis deux crises par semaine jusqu’à une crise tous les 3 ou 4 mois. Elles se déroulent toutes sensiblement de la même manière : la crise débute par une sensation consciente de vertige, souvent elle-même précédée d’une sensation de faim. La perte de conscience y fait suite, puis le malade présente une brusque déviation tête-yeux vers la gauche suivie d’une giration du corps dans le sens antihoraire. Le malade décrit ainsi de 1 à 3 tours puis tombe en proie à une crise tonico-clonique dominant au niveau de la jambe gauche. La crise dure 5 à 6 minutes et on note une parésie gauche à titre de phénomène résiduel, qui dure quelques heures.

Les divers examens sont normaux.

É lectro-encéphalogramme.

Le rythme alpha est rare sur ce tracé où l’on constate en permanence la présence du rythme théta sur toutes les régions, mais il est plus ample, plus irrégulier et plus abondant à droite qu’à gauche. De plus, présence de pointes au niveau de la région pariétale postérieure droite.

L’hyperpnée provoque une hypersynchronie apparaissant beaucoup plus tôt à droite qu’à gauche et particulièrément au niveau de la région pariétale droite.

En conclusion, tracé de comitialité à crises corticales focales pariétales droites avec un fond de dysfonction-

nement cérébral généralisé,

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