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II) AU POINT DE VUE ÉLECTRO-ENCÉPHALOGRAPHIQUE

L'étude électro-encéphalographique des girations a été réalisée en 19 cas. Ces résultats se répartissent en trois catégories :

1) Comitialité corticale diffuse. ....... 6 cas 2) Comitialité idiopathique........... 4 cas 3) Comitialité corticale focalisée. .. ... 8 cas

Dans un seul cas, le tracé, bien que suspect, ne peut être classé dans aucun cadre.

Les 6 tracés qui répondent : comitialité corticale diffuse concernent tous des malades que nous avons classés au point de vue clinique dans les girations conscientes. Sur tous ces tracés, les anomalies électriques intéressent divers territoires, et c’est tout juste si l’on peut parler de prédominance sur un hémisphère ou une région, dans 4 cas. Deux fois, le maximum des anomalies se trouve du côté opposé à la giration, une fois du même côté. Dans le quatrième cas, les anomalies sont bilatérales,

Les 4 tracés de comitialité idiopathique concernent par contre uniquement des malades qui présentent des crises giratoires inconscientes. Sur l’un de ces tracés, on note une composante corticale importante.

Les 8 cas de comitialité corticale focalisée entrent pour

me

SoUTRe 2

un dans les crises giratoires conscientes, pour 7 dans les crises giratoires inconscientes. On peut les diviser de la façon suivante :

3 foyers temporaux,

2 foyers pariétaux,

1 foyer frontal,

1 foyer interhémisphérique,

1 foyer cortical de là région moyenne, diffusant très facilement.

Encore faut-il noter que sur ces 8 tracés de focalisation, celle-ci n’est « pure » que dans deux cas seulement : un foyer interhémisphérique et un foyer temporal. Dans les six autres enregistrements, on remarque une tendance particulièrement nette à la diffusion des anomalies à partir du foyer (5 fois) où la focalisation se produit sur un tracé de dysfonctionnement cérébral généralisé

(1 fois).

C’est ainsi que, dans cette courte série, nous retrouvons trois foyers temporaux, tous trois concernant des malades atteints de crises giratoires inconscientes. Dans notre série, ceci représente 37,5 % des focalisations. Cette proportion apparaît beaucoup plus faible que celle des auteurs marseillais, en particulier H. GAsrAUD qui, au cours d’un

récent congrès, exposa qu'il tenait la majorité des crises

viratoires comme d’origine temporale.

Par ailleurs, nous ne retrouvons de localisations frontales que dans un cas concernant une épilepsie giratoire inconsciente. Cette faible proportion semble infirmer la classification de PENFIELD, dans laquelle le point de départ des crises giratoires est constamment frontal.

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