OBSERVATION IV
Cette malade présente depuis l’âge de 9 ans des crises comitiales au rythme de 2 à 3 par an. Dans ses antécédents, on note un traumatisme obstétrical avec légère paralysie transitoire notée dans les premiers jours de sa vie. Depuis l’âge de 20 ans — elle en a 23 — les crises augmentent de fréquence. Elles débutent par une sensation de malaise général, puis une rotation forcée de la tête et des yeux vers la droite survient. La malade essaie de lutter contre cette rotation « en tournant avec son corps aussi vite qu'avec sa tête ». En.fait, elle tourne sur place dans le sens horaire plusieurs fois sur ellemême. Cette giration est interrompue par une perte de connaissance avec chute et crise convulsive généralisée. Dans d’autres cas, elle présente un jacksonisme facial droit. L’examen neurologique, poursuivi périodiquement pendant quatre ans, ne montre qu'un réflexe rotulien droit plus vif qu’à gauche, quelques secousses de nystagnus horizontal et vertical spontané, labirynthes normaux.
Les auteurs terminaient en insistant sur la valeur localisatrice des épilepsies giratoires : lésion de l'hémisphère gauche lorsque la giration —— précédée dans le même sens d’une déviation conjuguée de la tête et des yeux — se fait dans le sens horaire, lésion de l'hémisphère droit dans le cas contraire.
Depuis cette époque, il est bon de rappeler que l’Électro-encéphalographie s’est développée à un point tel qu’elle constitue à l’heure actuelle l’un des éléments clés de examen systématique des épileptiques. Les recherches électrophysiologiques et électro-encéphalographiques ont