HISTORIQUE
CrüverLuer, en effet, en 1827 parait avoir été le prenier qui ait signalé Pépithélioma primitif du vagin.
MorGaGni à bien avant lui publié une observation de cancer du vagin, mais cet épithélioma ne devait pas être primitif car la vessie et l’uterus élaient eux aussi pris en même temps.
LISFRANC-CHASSAIGNAC (18%4) NéLATON (1850) publient à leur tour quelques observations, mais ce n’est qu'à partir de 1875 que l’on s'occupe activement de la question avec Wesr, RoxporT, KusTNer. Puis viennent les travaux de BruckNER (1861) HERzFELD (1889) Dun- RSENN, Pozzi, OLSHAUSEN, Truzzi sur les diverses techniques opératoires.
Parmi les travaux d'ensemble plus récents, eitons les thèses de BErxarD (1895) Bonnarons (1902; Tapr- NARD (1907) Bourceor (1907) les monographies de SCHMIDLECHNER (1905) de Jacos (1907) HiImMELrARB 1907) de VIRENQUE (1907),
Enfin les traités spéciaux de Gynécologie laissent une place importante à cette étude.
LABADIE, LAGRAVE el LecuEux, ForGurx et Massa BEAU, J.-L. FAURE et SIREDEY.
ETIOLOGIE
« Je crois dit West, que l’on a beaucoup exagéré la la rareté du cancer primitif du vagin».
Les chiffres suivant donnent à cette aflirmation une réplique indiscutable. En effet le nombre des malades alteintes de cette affection serait :
0,01 pour 100 d'après Hecht
0,10 « « « Martin 0,19 « « « Gurll 0,24 « « « Schwartz 0,42 « « « Pozzi 0,59 « « « Walshe 1,48 « ne « Eppinger
et ceci pour tous les cancers du vagin quelque soil leur siège. Nous ne possédons pas de statistique interessant seulement les cancers bas situés, Mais, malgré toutes nos recherches, nous n'avons, de tous les travaux que nous avons pu consulter, recueilli que 28 observations.
Peut-être celte rarelé d'observation tient-elle à ce que, en raison de l'évolution lorpide de la néoaplasie, la femme ne consulte que lorsque la tumeur s’est déjà propagée.
D'après Fritsch le cancer du vagin affecterait surtout les femmes jeunes else distinguerait en cela du cancer de Putérus. Bernard, dans sa thèse en (1895), donne, avec statistique à lPappui, que le maximum apparait entre 40 et 60 ans. Ceci n’est évidemment pas absolu
puisque l’épithélioma à été rencontré chez des petites lilles de 9 ans (Jawonski) de 3 ans (Guersant) et même 14 mois dans un cas de Smith.
Les grossesses répétées paraissent avoir une influence au même litre que toutes les irritalions, lous les traumatismes, tous les frottements — Coït — Prolapsus.
Mais la lésion précancéreuse par excellence, parait êlre la leucoplasie vaginale ainsi que l'a bien étudié Pichevin en 190%. Jouin en 1882. Reclus et Bex en 1887 avaient déjà attiré l'attention sur cette dégénerescence,
PerTpiee