‹ Contribution à l'étude des Epithéliomas primitifs du Vagin bas-situésChapitre 8 sur 22 · SYMPTOMES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES

Hémorragies, écoulements vaginaux, douleurs à localisation et irradations diversss, troubles des fonctions de la vessie ou du rectum, sont les principaux symptômes de l'épithelioma du vagin.

Début. - Le début est ordinairement insidieux et l'affection reste longtemps ignorée de la malade. Témoin l’observation de Gillet oùla malade vient consulter pour quelques pertes blanchätres el ou l'examen révèle la présence dans le vagin d'une tumeur de la erosseur d'une noix ; témoin encore l’observalion de Péters, la maqade vient consulter pour une bronchite ; par l’interrogatoire on «découvre qu'elle a des pertes blanches insignifiantes et au toucher on trouve à là partie moyenne de la paroi postérieure du vagin un néoplasme déja volumineux.

Cette latence est telle que, trop souvent comme dans les deux cas précédents, c'est à une époque très avancée de son évolution que le médecin est appelé à constater la tumeur.

Le plussouvent cependant des écoulements ichoreux, des pertes blanches légèrement striées de sang, où de véritables hémorragies décident la malade à consulter le chirurgien.

D'autre fois les mictions et les gardes robes douloureuses ou suivies d’une perte de sang,le coit rendu napossible par les douleurs qu'il cause et les hémorragies dont il s'accompagne marquent le début de l’affection.

Symptomes fonctionnels. — Peu à peu les symptomes

s'accentuent.

L'écoulement vaginal.— devient plus abondant jau-

lo nâtre, jaune-verdâtre, purulent, parfois strié de Sang. I répand une odeur infecte, pénétrante, provoquant Même parfois des nausées chez la malade atteinte d'épithélioma.

L'Hémorragie est souvent un symplôme précoce très variable dans son abondance; elle n'est tantot qu'un suintement se produisant spontanément ou sous l'influence d’une irritation extérieure, canule d'injection, coït, loucher vaginal, d’un effort, marche, défécatton. D'autre fois elle est d'emblée abondante ct peut même menacer Immédiatement les jours de la malade. Par contre elle peul manquer totalement ou coincider avec les époques menstruelles.

La Douleur : n'est pas un symptôme constant. Sponlanée elle peut faire défaut. Elle à un caractère fort variable. Tantol ce peut être une impression de cuisson, de demangeaison vulvaire, une impression de corps étranger avec besoin d'expulsion, tantot au contraire elle sera lancinante, terrébrante et apparailra par pal'OXYSMES,

Le siège de celle douleur n'a rien de fixe. Parfois des malades se plaignent de souffrir dans tout le ventre, parfois ce sont des irradiations, sacrées, sclaliques, vesicales, rectales.

Habituellement il y a des troubles du côté de la vessie ou du rectum, constipation opiniatre, garde robe douloureuse, dysurie avec phénomènes de cystite.

Dans les cas d'épithélioma péri-urèthral, lurèthre pourra être plus ou moins modifié dans son calibre, son trajet, donnant ainsi lieu à des phénoménes d'incontinence ou de retention.

Signes physiques. — N sera possible quelquefois d'apercevoir directement la tumeur à l'extérieur, plus souvent l'examen vulvaire ne révèlera que la rougeur des ulcé-

MES rations dues à lirrilation causée par les pertes, ou même sera négatif. | L'odeur seule peut-être pathognomonique des épilhéliomas. Le toucher permettra d'en localiser le siège. I peut être impraticable dans certains cas d'infiltration complète ou lorsque le cancer est situé à l’orifice vulvaire ; le moindre contact provoque des douleurs intolérables avec contracture réflexe. En tout cas il devra toujours être fait avec beaucoup de douceur.

On reconnaitra alors le néoplasme sous l'une des deux formes déjà signalées : tumeur bourgeonnante friable saignant sous le doigt reposant sur une base indurée ou infiltration s'étendant en surface, donnant aux parois vaginales une consistance parcheminée à surface déchirée par des uleérations anfractueuses el profondes. '

On n’omettra pas pour un cancer très bas situé d’examiner soigneusement l'état du col et de lutérus. Le toucher rectalne devra pas non plus être négligé, il fournit des renseignements très précis sur l’état de la eloison recto-vaginale.

La recherche de l'adénopathie donnera des imdicacations sur la diffusion de Pinfiltration cancèreuse. Il y a adénite-inguinale si le cancer occupe les régions voisines de la vulve. Si il siège dans la partie moyenne le toucher vaginal peut permettre de sentir quelques ganglions sur les côtés du rectum.

En tout cas les glanglions sont petits et indolores.

L'état général peut rester bon assez longtemps ; mais, en raison de la marche rapide de ces cancers, la cachexie ne tarde pas à apparaitre avec tout son cortège de douleurs aigues, d'hemorragies, de fistules anales ou vésicales, de compressions nerveuses ou vasculaires. Bientôt la teinte jaune paille apparait, l'amaigrissement

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