‹ Contribution à l'étude des États HallucinatoiresChapitre 3 sur 6 · HE · texte numérisé non relu

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Dont nous n'oublierons jamais la bienveillance :

71 à notre Léo

7 MONSIEUR. LE DOCTEUR coper

Dont les observations nous ont été

d'un si précieux concours.

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Le symptôme Hallucination auditive est connu et a été envisagé de longue date, tant dans son mécanisme de production, et nous ne l’envisagerons dans ce travail, que dans ses rapports avec les différents syndrômes mentaux. Nous ne voulons ici le considérer qu’en fonétion de troubles délirants limités, lorsqu'il présente en lui-même une certaine persistance. C’est dire que nous éliminerons d'emblée les faits d’onirisme et de con£usion hallucinatoire au cours de tous les états passagers toxiques ou infectieux.

Les cas sont très fréquents où l’hallucination auditive durable s'accompagne d'idées délirantes à longue évolution; elle représente alors, sinon le substratum, du moins un élément essentiel du délire connu et étudié depuis la description de Lasègue. La « folie de persécution » du type Lasègue-Falret réalise un type nosographique net pour lequel on connaît une riche synonymie. Sans que l’on y puisse toujours retrouver le type évolutif rigoureux, imposé en quelque sorte par Magnan à son « délire chronique », un fait existe, constant, c’est la présence d’hallucinations en rapport avec un thème délirant, généralement de persécutions, ordinairement stable, auquel de nombreuses interprétations orientées dans le même sens fournissent un appoint toujours renouvelé. Il en résulte la formation d’un système délirant dont le persécuté halluciné se trouve être le centre.

Depuis longtemps, à ces hallucinations dont l'intéressé méconnaît l’origine subjective, qu’il incorpore à son délire en les attribuant à une cause extérieure, on a opposé les cas où le sujet a nettement conscience de la nature

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