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(Rist, Massary et Weill, Ardin-Delteil, Raynaud et Coudray). Ravaut et Aubourg, Pautrier et Simon les signalèrent après la rachi-slovaïnisation, ou la rachicocaïnisation. Enfin parfois l'enquête étiologique est impuissante à leur attribuer une cause, même hypothétique, (Widal et Brissaud, Ménétrier et Touraine).
A côté de ces états méningés caractérisés par ces épanchements puriformes on devait bientôt démontrer l'existence d'états méningés qui ne provoquent pas une polynucléose assez abondante pour louchir le liquide. IIS furent signaler au cours des affections les plus diverses. Mais les plus intéressants sont ceux qui restent d’une origine indéterminée.
Dans ces dernières années, Laubry et Foy, Laubry et Parvu, Rist et Rolland, Widal, Lemierre, Cotoni et Kindberg ont révélé un type nouveau de ces méningites qui jusque là semblait ne pas avoir attiré l'attention.
Les malades présentent un syndrome méningé complet. Le liquide a une aparence puriforme ou claire, renferme des leucocytes en grande abondance, des polynucléaires ou des lymphocytes, mais on n’y découvre pas de microbes et les cultures restent stériles. L’absence de microbes est en queiques sortes la caractéristique de ces affections remarquables d’ailleurs par la bénignité de leur pronostic et l'absence de séquelles. L’interprétation de ces accidents restait des plus obscures.
Trémolières et Touraine observent un de ces syndromes méningés à la période initiale d’une fièvre typhoïde. D'autres observations vont bientôt suivre (Gaillard et Beauffle, Hirtz, Collet et Lesieur, Ardin-Delteil, Raynaud et Coudray). Sacquépée rapporte sept observations de réactions méningées du même genre au cours d’une in- fection paratyphoïde. Cayrel et Weill au début d'une scarlatine, au début des oreillons (Mary-Colomb et Mercier).
Guillain et Richet décrivent ces mêmes réactions mé-
ningées mais coincidant avec un état infectieux accompagné d’ictère, mais d’origine indéterminée.
Netter incline à établir un rapprochement entre ces états méningés et la polyomyélite qui a sévi à la même époque avec une intensité inaccoutumée.
Triboulet, Harvier et Vaudescal, Netter, Schreiber, altirent l'attention à ce propos sur les formes méningitiques de la paralysie infantile.
Léon Bernard et Debré, ayant rencontré des réactions méningées analogues chez une femme manifestement tuberculeuse et qui d’ailleurs à guéri, soulevèrent une question : celles des relations qui peuvent exister entre la tuberculose et ces états méningés frustes. Quelquesuns d'entre eux ne doivent-ils pas être considérés comme une des innombrables variétés que revêt la tuberculose dont les manifestations protéiformes sont bien con-
jues.
Dans tous ces cas les recherches de bactériologie les plus minutieuses ont été impuissantes à déceler le moindre microorganisme, il semble d’ailleurs aujourd'hui bien établi que souvent leur action directe n’est pas à incriminer et qu'il s'agisse bien plutôt d'une excitation méningée (congestion, œdème) due à leur toxine.
Il en est de même dans les cas qui ont été publiés au cours d'affections pour lesquels il ne peut être davantage question d’invoquer un processus infectieux. C'est ainsi que Ravaut et Aubourg démontrent expérimentalement que l'injection intra-rachidienne de liquides non isotoniques suffit à produire de la lymphocytose et même de la polynucléose du liquide céphalo-rachidien.
Dopter a montré que le coup de chaleur provoquait des phénomènes analogues. Au cours d’intoxications pures ils ont été aussi relevés. Mosny et Malloize, Mosny et Pinard, pour le saturnisme. Legry et Duvoir au cours de l’intoxication par l’oxyde de carbone.
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Courlois-Suffit et Dubose, Netter, Dopter, Ménétrier, notent chez leurs méningitiques une réaction locale consécutive à l'injection de sérum antiméningococcique. Sicard et Salin démontrent la réalité de la « méningite sérique ».
La connaissance de ces états méningés devait entrainer des conséquences pratiques et au Congrès de médecine de 1910, Widal demandait que le diagnostic de méningite cérébro-spinale fut nettement assuré avant toute injection rachidienne de sérum, car ces états méningés simulant la méningite cérébro-spinale, sont d'un pronostic bénin, guérissent rapidement, et ne sont pas Justiciables de la sérothérapie rachidienne : au contraire ils Sont aggravés par elle.
Tout ce long historique était nécessaire pour montrer comment à la théorie de-la négation de la curabilité de la méningite vraie est venue se substituer, grâce à la découverte de Quincke, grâce aux travaux de Widal et de ses élèves, la conception de méningites bénignes, pouvant souvent guérir spontanément et sans séquelles, méningites relevant d’une altération anatomique souvent minime à coup sûr réelle et se différenciant par là du méningisme, ne relevant que d'un simple trouble dynamique. « L'expression d'états méningés a l'avantage de les caractériser suffisamment en clinique et permet, jusqu’à ce que nous soyons mieux documentés de ne rien préjuger ni de leur pathogénie, ni de la nature des lésions méningés ou sous-méningées qui les commandent ». (Widal). Ce sont ces différents points que nous allons cependant successivement étudiés. Après en avoir fait une étude étiologique que nous nous efforcerons de rendre complète, nous aborderons les diverses théories pathogéniques auxquelles ils ont donné lieu. Nous baserons cette essai de pathogénie sur les données anatomo-cliniques que nous auront révêlées l'étude de la