‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 14 sur 66 · MOVE · texte numérisé non relu

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frustes pouvant revêlir la seule symplomatologie méningée. À côté de la polÿmyélite, maladie nettement individualisée par sa localisation systématique, il faut donc placer les états méningitiques à liquide ici encore clair, stériles et leucocytiques relevant du même virus filtrant.

La syphilis, la tuberculose peuvent parfois déterminer des affections méningées se révélant cliniquement comme un état méningé primitif. En réalité dans ces cas une analyse serrée des antécédents du malade et un examen minutieux de ses organes permettent de découvrir que la localisation méningée n’est pas la première en date. Il en est ainsi fréquemment d’ailleurs de certains états méningés dits primitifs qui ne sont souvent en réalité que secondaires à des infections passées inaperques mais réelles. C’est ainsi qu'on en a cité dans la preumonie, dans la fièvre typhoïde, ete. Une hémoculture faite en temps opportun le démontrera peut-être.

Cependant il en existe où il est impossible de déceler la moindre infection antérieure. Bien plus il en est qui évolue commé une maladie infectieuse autonome sans qu'il soit possible dé leur attribuer une origine. Leur étiologie malgré toutes les recherches de laboratoire, (hémoculture, cultures, inoculations du liquide céphalorachidien), reste toujours problématique. Is vont nous fournir une autre catégorie d'états méningés. infectieux primitifs. Ce sont, pour ne rien préjuger de leur nafure ni de leur origine, des états méningés indéterminés. On les observe à l'état Sporadique, mais aussi à l’étal épidémique (Rist et Rolland, Guillain et Richet fils, Widal, Lemierre, Cotoni et Kindberg). Malgré toutes les recherches bactériologiques les plus minutieuses il à été impossible à ces auteurs de déceler le moindre agent pathogène et de découvrir la moindre cause d'intoxication. Ces examens permeltent en outre d'éliminer la méningite cérébro-spinale épidémique dans le cadre de la-

quelle Netter veut les faire entrer (précipito-réaction négative, ensemencement du mucus rhino-pharyngien stérile) (cas de Widal et de ses élèves). Ils permettent d’éliminer la syphilis (Wassermann, négatif, Widal et ses élèves, Rist et Rolland, etc.). Peut-être certains d’entre eux simulant la méningite tuberculeuse seraient bien dus à la tuberculose (Léon Bernard et Debré).

Peut-être sont-ce des formes anormales de la maladie de Heïine-Medin (Netter, Schreiber, Triboulet). Toutes ces hypothèses étiologiques peuvent être émises, aucune n’est cependant prouvée. Dans ces cas le liquide céphalorachidien ne peut pas non plus nous renseigner sur leur étiologie. II peut être en effet clair et sans réaction aucune, ou au contraire puriforme, mais aseplique toujours, et à éléments imtacts et bien conservés, le plus souvent.

Mais quelles sont les causes favorisant le Herbe ment de ces affections ?

a) Causes prédisposantes. — Pous les états méningés .… à étiologie précise, ce sont les mêmes que celles des af-

. fections connues, dont il ne nous paraissent en somme .que des formes, bénignes.

x POUE les- cas relevant de la méningite “cérébro ut épidémique, ee seront celles de HR méningite cérébrospinale à méningocoques. L'âge par exemple, l'enfance étant particulièrement signalée dans les statistiques des anglais et des américains etes allemands : surtout la seconde enfance. Il est inutile de rappeler la grande irritabilité du système nerveux chez l'enfant. Le nouveauné, le nourisson ne sont pas indemnes de méningites cérébro-spinales (Boirivaut, Collibert-Lesage). IL est probable que lon trouvera aussi chez eux des élats méningés dùs à l'infection méningococcique atténuée. L'hémoculture comme chez l'adulte pourra. peut-être dans ces.cas déceler: le: méningocoque -dans- le: sang; : alors

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