‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 16 sur 66 · ARRETE · texte numérisé non relu

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lieu eux aussi à de petites épidémies. Y a-t-il là une raison suffisante pour les faire entrer dans le cadre de la poliomyélite ? Rien ne le prouve actuellement. L'avenir seule jugera.

Les causes prédisposantes auxquelles obéissent la production de phénomènes méningés dans la tuberculose et dans la syphilis sont trop bien connues pour que nous y insistions. Disons cependant que Barbier et Gougelet voient dans le surmenage intellectuel et physique, quel qu'il soit, une cause capable de provoquer le réveil d’une tuberculose latente sous forme d'accidents méningés. Is ont signalé de même l’action nocive de certains elimats : les altitudes, le bord de la mer, ou de certaines stations hydrominérales trop excitantes, comme les eaux salées ou sulfureuses.

Dans la spyhilis disons que les états méningés s'observent surtout à la période secondaire et que le plus souvent ils coexeitent avec une éruption abondante (roséole, syphillides multiples), à tels points que certains auteurs considèrent l'altération du liquide céphalo-rachidien comme étant la conséquence d'un enanthème coexistant avec l’exanthème. Suivant la théorie de Brissaud il y a alors une inlection syphilitique grave donnant une atteinte simultanée des deux systèmes ectodermiques. Les poussées cutanées et la méningite ne sont que les manifestations les plus patentes de cette infection.

De nos jours on à cru assister à une éclosion plus fréquente d'accidents méningés dans la syphilis et on a voulu voir la cause de celte fréquence d’affections nerveuses syphiliiques dans le remède si fréquemment emplové de nos jours, le « 606 », Sicard qui a étudié les accidents avec Bizard et Gutzmann les croit dus à une action du médicament arsenical sur le système nerveux, aclion qu'il désigne sous le nom de méningotropisme.

Dans {ous ces symptômes méningés il est une cause

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qu'il nous faut invoquer : c’est une question de terrain, la susceptibilité particulière de l'individu à réagir de certaine manière. C’est dans l'hérédité, dans la prédisposition nerveuse, dus si souvent à l'alcoolisme des parents, que nous la trouvons « à côté de la famille arthritique, de la famille biliaire, on connaît la famille névropathique. »

b) Cause efficiente. —— La cause efficiente de ces états méningés primitifs c'est l'agent infectieux. On sait aujourd’hui que tous les microbes peuvent créer des méningites, nous verrons au chapitre « pathogénie » comment ces microbes peuvent déterminer des états méningés aseptiques ou pouvant être considérés comme tels.

2° ETATS MÉNINGÉS SECONDAIRES. — Logiquement ce chapitre devrait comprendre tous les états méningés car ceux-ci sont toujours consécutifs à quelque infection primitivement localisée ailleurs. C’est ce qui arrive par exemple dans la méningite cérébro-spinale épidénique elle-même. Alors même qu'elle revêt fréquemment les allures d'une méningite primitive, elle reconnaît comme point de départ une infection des fosses nasales et du pharynx par le méningocoque et constitue en réalité une maladie générale à détermination méningée prédominante. La plupart des autres méningites cérébro-spinales dites primitives se développent encore au cours d’une scepticémie. Il en est de même pour les états méningés primitifs : pathogéniquement secondaires, ils sont cliniquement primitifs. La symptomatologie méningée occupe à elle seule foufe l'attention, la porte d'entrée de l'infection est passée inaperçue.

Dans les états méningés secondaires au contraire l'infection avant de se localiser aux méninges a déterminé d'autres symptômes qui ont 6té pour un moment tout le

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tableau clinique. Parfois cependant la localisation méningée a pu paraître néanmoins primitive. Elle a masqué pour un temps, au début, les symptômes habituels de la maladie qui n’ont acquis toute leur intensité que plus tard. C’est ce qui arrive par exemple dans le mé- ningo-typhus avec ou sans infection méningée. |

Nous pouvons adopter dans la classification étiologique de ces états méningés la division schématique d'Hutinel et Voisin pour les méningites. Nous distinguerons UORCS AU UT

a) Des états méningés d'origine traumatique:

- -b) Des états méningés provenant d’affections de voisinage ; .

c) Des états méningés au cours de maladies infectieuses.

a) Etals méningés d'origine traumatique. — Le traumatisme peut être ici ou une cause prédisposante en créant un Heu de moindre résistance; ou une cause occasionnelle, soit en mettant les méninges en relation avec un foyer d'infections (bouche, oreille, naso-pharynx), soit en permettant leur infection par contiguité en donnant naissance à Ia production d’un foyer infeclieux consécutif (érysipèle, abcès, ostéïte). Sabadini, Grossich, Chastenet de Géry ont rapporté des cas de syndromes méningés où il Semble bien que l’on doive écarter l’idée d'une infection méningée, Ces cas ont guéri rapidement par la ponction lombaire ou spontanément. lei, sans le contrôle de la ponction lombaire on aurait sûrement parlé de méningisme.

b) Etals iméningés à la suile injections de voisinage. — Ce Sont les cas de méningites otogènes, ils sont fréquents et trop bien connus pour que nous y insistions. Neller, puis Weichselbaum ont montré que dans cer-

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