‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 17 sur 66 · EE · texte numérisé non relu

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lains cas l’infection méningée est consécuuve à l'infection soit de la caisse du tympan, soit des sinus de la face. Beaucoup de méningites dites primitives sont en réalité secondaires à des infections de ces cavités. Avant de déclarer un état méningé d'origine indéterminé, il faudra avoir Soin par conséquent d'examiner soigneusement les oreilles. Netter a montré que même sans infection à proprement parler de la caisse on pouvait au niveau de la muqueuse trouver des microbes pathogènes.

Depuis les travaux de Netter et Weichselbaum, de nombreux auteurs ont insisté sur l'existence d’olites au cours des phénomènes méningés des infections aiguës. (Lermoyez, Vaquez et Ribière, Marcel Labbé et Froin). Certains spécialistes mêmes « sont tout disposés à ne voir dans ces méningites au cours des infections aiguës que des complications d’otites moyennes concomittantes » (Voisin),

Rist, Massary et Pierre Weill, Lecène et Bourgeois Voisin, ont rapporté des exemples de réactions méningées aseptiques avec syndrome méningilique dans les affections de l'oreille, indépendamment ou au cours d’infections aiguées.

c) Etats méningés dans les maladies injeclieuses.— I] n’est peut-être pas de maladies infectieuses qui ne puisse donner naissance à des syndromes méningés avec liquide céphalo-rachidien aseptique.

On les a décrit dans les maladies les plus diverses : oreillons (Dopter); (Monod, Chauffard et Boidin), affections des voies respiratoires : pneumonie, bronchopneumonie, (Hutinel et ses élèves Monod et Voisin) ; infections gastro-intestinales (Monod, Mulle, Brassart) ; dans les fièvres éruptives (Hutinel) ; rougeole, variole, scarlatine ; dans la grippe (Moizard et Grenet) ; dans le

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Zona (Thaon, Dopter, Hutinel, Chauffard et Rendu) dans -la Syphilis, dans ja tuberculose,

Il doit en être de même dans toutes ou presque toutes ces infections généralisées ou localisées.

Quelle est la nature et la pathogénie de ces méningites aseptiques ? À quelles lois étiologiques obéissentelles ? La question est obscure. Nous tâcherons de l'éclaircir tout à l'heure.

II. — États méningés toxiques. — Tous les poisons sont susceptibles de produire au niveau des méninges des troubles congestifs et diapédétiques ; altérations très marquées, parfois, mais suffisantes pour affirmer qu'il ne s’agit pas d’un simple trouble dynamique comme dans le méningisme.

Nous ne parlerons pas dans ce chapitre des toxines microbiennes, les observations de Chauveau, Arloing, : Charrin, etc., démontrent bien qu'elles sont à elles seu- Jes capables de provoquer des états méningés.

Parmi les autres agents toxiques nous envisagerons successivement les poisons exogènes, et les poisons endogènes. Nous montrerons qu'à côté de ces substances reconnues toxiques il en est d’autres que l’on croyait jusqu’à présent inertes et qui en réalité sont susceptibles de déterminer une inflammation des méninges tout comme les autres produits toxiques eux-mêmes.

a) Poisons exogènes. — La cocaïne, la stovaïne, injectées à doses thérapeutiques dans le canal rachidien sont capables de provoquer des états méningés, Ravaut et Aubourg ont constaté que la rachicocaïmisation était presque toujours suivie d'hypertension et surtout d’une polynucléose, d'autant plus abondante que la céphalée était plus intense et suffisante dans certains cas pour. troubler le liquide et constituer après centrifugation da

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formation d'un véritable culot de pus. Nous avons eu l’occasion d'observer des cas semblables dans le service de notre regretté maitre le docteur Denis, alors que nous étions son externe en chirurgie. De même la rachistovaïnisation est capable de réaliser un syndrome méningé avec polynucléose abondante (Pautrier et Simon).

Les diverses toxines apportées par la voie sanguine sont aussi susceptibles de provoquer les mêmes états méningitiques. L'intoxication saturnine provoque la méningite saturnine qu'ont décrite Mosny et Malloizel, Mosny et Pinard. L'intoxication par l’oxyde de carbone, (Legry et Duvoir). L’intoxication alcoolique (Mosny et Saint-Giroux, Dufour) sont elles aussi la cause de syndromes méningés. De même l'encre de chine, la poudre de talc, l'air,

b) Poisons endogènes.—- Les poisons endogènes sont aussi capables de provoquer des phénomènes méningés avec réaction leucocytaire et chimique du liquide céphalo-rachidien. On les a noté dans l’éclampsie (Willaret et Tixier) ; dans l’anémie, chez les malades en rétention chlorurée. (Achard et ses élèves, Loeper et Laubry) ; dans l’urémie, (Chauffard).

c) Substances inertes ou isotoniques.— Déjà Sicard et Salin avaient montré qu’une injection de sérum de cheval, Sérum frais ou antitoxique, (antidiphtérique, antiméningococcique, etc..), dans la cavité rachidienne, provoque une véritable « méningite sérique » comme ils le disent. Une simple injection d’eau salée même isotonique suifit à provoquer les mêmes accidents.

L'injection rachidienne de sérum humain provoque chez l’homme des modifications locales du liquide céphalo-rachidien analogues en tous points à celles suscitées par le sérum de cheval (Netter et Gendron), par-

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fois même accompagnées de réactions générales, « assez vives pour se traduire cliniquement » (Nobécourt et Darré).

Bien plus chez un malade atteint d'hémorragies méningées avec syndrome méningé, le globule rouge luimême peut être incriminé dans la production du syndrome méningé. Il joue vis-à-vis des méninges le même rôle qu’un corps étranger ou qu’un microbe banal, et la preuve en est qu'on a pu dans ces cas trouver des sensibilisatrices (pour le globule rouge) dans un liquide céphalo-rachidien.

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