‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 22 sur 66 · PACE · texte numérisé non relu

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voisin : elle ne marque souvent qu'une zône de défense ». Si l'infection causale devient plus intense, cette zône peut être traversée par les microbes et l'infection des méninges se fera. Ces polynucléaires intacts feront place à des polynucléaires altérés : à un liquide aseptique puriforme, fera suite un liquide purulentmicrobien. Un traitement s'impose donc, l'évacuation du foyer d'infection.

Il ne faut pas se laisser hypnotiser par cette bénignité du pronostic des épanchements puriformes asepliques à polynucléaires intacts, mais bien rechercher de quelle cause ils dépendent, si une infection n’est pas à leur base et dans ce cas il faut de toute nécessité supprimer ce

loyer.

De même il ne faudra conclure à l'existence d’une méningite purulente aseptique qu'après un examen minutieux du malade et toutes les recherches possibles de laboratoire (cultures, inoculations, etc.)

En somme, à des états méningitiques nets, ne correspond pas toujours une réaction méningée en rapport avec l'intensité des phénomènes cliniques observés. On peut rencontrer tous les degrés depuis le liquide céphalo-rachidien clair presque normal, à peine altéré dans sa constitution chimique et dans sa tension (hyperalbuminose, hypertension) jusqu'au liquide céphalo-rachidien puriforme avec nombreux éléments cellulaires intacts ou altérés. Et cela sans qu'on puisse dire exactement pourquoi.

La ponction lombaire sera donc dans la plupart des cas d’un précieux secours puisqu'elle indiquera que les manifestations chimiques sont bien sous la dépendance d’altérations anatomiques dont les variations de formule du liquide céphalo-rachidien sont les témoins. Mais ses résultats ne seront pas aussi absolus que lindiquent la plupart des auteurs. — Le liquide céphalo-rachidien ne

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