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en quelques jours, mais elle peut entraîner parfois des accidents beaucoup plus graves et même se terminer par. la mort (Hutinel, Presse Médicale, 2 juillet 1910, n° 53).
La qualité du sérum n'y est pour rien. Tous les sérums de cheval provoquent les mêmes réactions aussi bien les sérums frais, non préparés, que les sérums anti-toxiques classiques (anti-diphtérique, antitétanique, antiméningoccique). Ensuite le taux de l'injection est un facteur important : L'exodé cellulaire est d'autant plus marqué que la dose est plus forte. La réaction leucocytique est déjà notable avec 5 cc.; elle l’est davantage avec 10, et très vive avec 20. Cette réaction leucocytaire correspond à une altération réelle des méninges. Sicard et Salin (4) ont pu autopsier un sujet adulte ayant succombé deux jours après une injection intrarachidienne de 200 cc. de sérum antimenihgococcique ; c'était un broncho-pneumonique suspect de méningite, mais suspect seulement, car l'examen du liquide de la ponction lombaire, retiré avant l'injection, n'avait permis de déceler au sein de ce liquide aucun élément anormal, microbien, cytologique ou chimique. Is ont noté à l’autopsie une congestion vasculaire intense des méninges molles médullaires, doublée d’infiltrats leucocytiques leptoméningés et perivasculaires.
Ce fait anatomique explique du même coup le mécanisme des troubles locaux ou généraux.
Il ne faut pas évidemment dès lors, penser à un accident anaphylactique. D'ailleurs le terme seul suffirait déjà à lui seul à écarter cette hypothèse, puisque par définition même du mot anaphylaxie, la répétition des injections est nécessaire pour provoquer lapparition des accidents anaphylactiques, alors que
(1) Sicarn et Sauix. — Histologie des réactions méningés aceptiques provoquées chez l'homme, Société de neurologie, 30 juin 1910.
les accidents qui nous occupent s'observent au contraire dès la première injection. Méningite sérique et accidents anaphytlactiques paraissent done deux phénomènes distincts : Ils peuvent coexister, associer leurs effets (Nobécourt et Barré), ils ne sont pas synonymes, ne relèvent pas d’un même mécanisme. x
« La méningite sérique est un phénomène d'ordre banal. Il y a une méningite sérique par injection rachidienne de sérum de cheval, comme il y à une méningite cocaïnique par injection intrarachidienne de cocaïne, etc. » L’anaphylaxie sérique est, au contraire, un phénomène d'ordre spécial, d'interprétation extrêmement complexe et qui a ses symptômes propres : arthralgies, érythèmes, dyspnée, etc. » (Sicard, Journal Médical français, 15 juin 1911).
La méconnaissance de ces états méningés peut provoquer deux ordres d'erreurs signalées par Sicard. Dans un cas en effet Sicard put en attribuant ces réactions méningées à une injection intrarachidienne de sérum antiméningococcique, rectifier une erreur de pronostic dans un cas de méningite cérébro-spinale à méningocoque, contrôlée par l'examen bactériologique.
Sicard a pu de même éviter ainsi une erreur diagnostique. L'étude d'un liquide céphalo-rachidien à lui envoyé, lui fait éliminer l'idée de méningite cérébro-spinale épidémique. Le lendemain, le confrère qui lui adressait ce liquide l’avise que le diagnostic de laboratoire doit.être erroné, et adresse comme preuve évidente de l'erreur un tube de liquide puriforme. Il contenait de nombreux polÿnucléaires, mais bien intacts et sans microbes. La purulence aseptique du liquide avait été conditionnée uniquement par une injection rachidienne de 20 cc. de sérum antiméningococcique qe avait suivi la première ponction lombaire.
La connaissance de ces réactions méningées sériques,
évitera ‘encore une erreur thérapeutique, en faisant cesser les injections de sérum antiméningococcique dans certains cas d'états méningés qui n’en sont pas justiciables. « Puisque nous sommes maintenant suffisammenti outillés, pour l'examen du liquide céphalo-rachidien et du sang, puisque les nouvelles méthodes de recherche microbienne, cytologique, de réaction de Vincent, d’agglutination, de réaction, de fixation peuvent le plus souvent permettre d'assurer un diagnostic immédiatement ou en moins d'une journée, faisons crédit, de quelques heures au laboratoire et ne ne la Sérothérapie rachidienne qu’à coup sûr.
L'injection rachidienne de sérum de cheval n’est pas la seule à provoquer ces états méningés. L'injection de sérum humain peut aussi les déterminer.
Netter et Gendron (1) chez trois enfants atteints de poliomyélite, à qui, dans un but thérapeutique, ils avaient fait des injections râchidiennes de sérum humain, ont noté des modifications locales analogues, mais sans réactions générales. ei
Nobécourt et Darré, dans des cas semblables au contraire ont observé des phénomènes généraux assez alarmants. La réaction fut assez vive « pour se traduire par cliniquement et pour déterminer des troubles fonctionnels et physiques caractérisés essentiellement par
NETTER ET GENDRON. Modification dans .la composition du liquide céphalo-rachidien à la suite des injections intrarachidienne de sérum humain. Bulletin de la Soc. de Biologie, (19 novembre 1910 p. 409.
NETTER ET GENDRON. Insignifiance des réactions méningées à la cuite des injections du sérum chez des sujets atteints de méningite tuberculeuse. Soc. de Biologie, (4 mars 1911, p. 345)
(1) NOBÉCOURT ET DANE. Réactions méningées anatomiques et cliniques à la suite de l'injection intrarachidienne de sérum humain. Soc. de Biol. (17 déc. 1910 p. 548).
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la céphalée, la rachialgie;-les douleurs des membres inférieurs, les vomissements, lexagération des contractures, la raideur'de la nuque (Kernig), l'élévation de la température, l’aggravation manifeste de l'état général. »
kavaut et Aubourg ont noté une réaction méningée après une rachicocaïnisation : Paulrier el Simon après une rachitovainisation.
OBSERVATION PAUTRIER ET SIMON. Soc. Méd. des Hôp. 22 novembre 1907.
Jeune femme, vingt-sept ans, blanchisseuse, entrant à l'hôpital pour une verrue plantaire infectée. On en pratique l'ablation chirurgicalé après anesthésie par rachistovaïnisation. Cette dernière fut pratiquée avec toutes les précautions habituelles. Le lendemain, cependant, on {trouva la malade en chien de fusil, protrée, demi-comateuse, avec de la raideur de la nuque, du Kernig.
La malade a eu des vomissements pendant la nuit et de l'incontinence des matières fécales et des urines T. : 39 degrès, P::1110;
Une ponction lombaire retire un liquide franchement louche, abandonnant sans centrifugation un culot de 1 centimètre de hauteur dans le tube. À l'examen ; polynucléaires absolument inlacts.
Les jours suivants, les symplômes méningitiques s'atténuent rapidement. Deux jours après apparait une éruption de zoma au niveau de la moitié droite de la lèvre supé- Jieureé. À ce moment, la ponction lombaire montre un liquide céphalo-rachidien absolument normal. Huit jours environ après le début des accidents méningés, la malade est complètement guérie.
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