Août, —.Le malade sor tguéri
Lymphocytose prèsque pure : 111 éléments. en moyenne par. champ d'immersion. : Albumine 0,75: pour 100. Pas. de trace de plomb. = SAND UT
MOsNY ET HARVIER. Soc. Méd. des Hop. 29 novembre 1907.
Méningoencéphalite aiguë -saturnine, : suivie d'amanrose hystérique.
I s’agit là d'une observation très Po de Me D encéphalite aiguë saturnine, suivie d'amaurose hyStérique.
La syphilis peut être mise hors de cause. La présence du liseré de Burton. Les douleurs articulaires, l’albuminerie viennent à leur tour confirmer l'existence du saturnisme.
Mosny ET PiNarp. — Soc. Med. des Hôpitaux, 27 mars 1908
B. C. L. 35 ans, peintre en bâtiments ,entré le 18 juin 1907 à l'hôpital Saint-Antoine, Salle Louis, lit n° 18.
Il est dans un état de prostation marquée et ne peut donner aucun renseignement ; on apprend par sa femme qu'il est peintre depuis 20 ans, alcoolisme. Pas de syphilis.
Antérieurement 3 coliques de plomb.
À la 4 (actuelle) attaque épileptiforme, suivie de phénonomènes ménjngés rappelant la méningite tuberculeuse; somnolence, délire, photophobie, céphlée, raideur de la nuque. Signe de Kernig. Température 38°
Ponction lombaire : liquide hypertendu, lymphocytose abohdante (80 à 100 élément par champs). Inoculation au cobaye négative. Guérison après üne convalescence assez longue.
-MOSNY ET PINARD. — Sociélé med. des Hôp., 2 mai 1908.
Cass. Camille, 25 ans peintre entré le 25 mai 1907, ni syphilitique, ni alcoolique. RE e
À la suite d'un colique de plomb, perte de connaissance. Puis crise épileptiforme avec symplômes méningés consécutifs, torpeur, subdelire. Ponction iombaire : liquide clair, un normale, 3 à 11 éléments par champ (6 Iymphocytes, £ polynucléaires. Sort guéri mais agité. ;
LÉON BERNARDET ‘ET JEAN TROISIER — Soc. Méd. des Hôp: 28 mai 1908. | oi Intoxication saturnine, anémie, ictèré, méningite. — Li-
quide céphalo-rachidien. Lymphocytose. Hypéralbuminosel.
SPÉRONI. — Soc. anatomique, janvier 1907, p. 36. Malade. de 24 ans. — Symptômes faisant porté au début
le dagnostic de méningite, coma ; FITUE de la nuque, ven-
tre en bateau. : RE :
Respiration fréquente. et difficile. Température 399. Liquide normal. Urines normales.
Examen du sang, globules rouges porictués de Graw 1e Diagnostic méningo-encéphalite saturnine.
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On voit l'importance de l'examen du sang dans ces cas.
L'altération globaire est en effet très fréquenté dans le saturnisme, cette altération globulaire a été diversement interprêlée ; pour les uns il s'agirait de désintégration protoplasmique ; pour les autres dont Spéroni, il y aurait là un vestige du noyau primitif de l'hématie ; ce noyau au lieu de disparaître complètement comme à l'état normal, ne subirait qu'une fréquentation très fine, mais sans résorption.
C'est Grawitz qui en 1900 a signalé cette altération. Ses conclusions ont été confirmées récemment par Trautmann (1).
LœPER ET PiNarp. Soc. Méd. des Hôp. 24 février 1911, p. 226
F... Joseph, âgé de trent-neuf ans, entre à la salle Bouley, le 13 août 1909. Tailleur de pierre, il travaille depuis dix mois seulement dans une fabrique d’accumulateurs électriques, où il manie la pâte au minium.
Pepuis qu'il a pris ce nouveau métier, il se plaint de céphalée constante. Il y a cinq mois à son lever, il eut pour la première fois une crise épileptiforme avec perte de connaissance. Il ne revint à lui que le lendemain soir.
Quinze jours après une nouvelle crise survint, suivie bientôt de beaucoup d’autres de plus en plus fréquentes.
Le 18 juillet, le malade était en proie à une colique de plomb, la céphaléte devenait intolérable ; le malade délirait avec des crises épileptiformes, des vomissements fréquents et présentait une constipation opiniâtre. C'est à ce moment, qu'on le transfère à l'hôpital. É
A l'examen. — Le diagnostic s'imposait.
Cette méningite rappelait à s'y méprendre la méningite tuberculeuse.
Il existait le trépied classique ; céphalée, vomissements sans efforts, constipation ; joints à ces signes, la raideur de la nuque, le signe de Kernig, l'exagération des réflexes, la température était peu élevée, entre 87, 5 et 38 degrès,
(1) TRAUTMANN. — Semaine médicale, 10 novembre 1909. — Contribution au diagnostic où sarturnisme par l'examen du sang.
Jp ue
le pouls plutôt ralenti entre 60 et 70. Si l’on ajoute que la tuberculose pulmonaire était évidente, on voit qu'il y avait lieu d'hésiter.
Néanmoins, le diagnostic de méningite saturnine fut posé sur les anamnestiques : coliques de plomb, liséré de Burton très prononcé sur l'allure spéciale, coupée de crises épileptiformes. L'examen du sang révélait une éosinophilie marquée, de nombreuses hématie granuleuses, le taux de l’hémoglobine était à 65 au Tallqvist ; il existait pourtant 4.992.600 hématies contre 9.600 globules blancs. Notre malade ne présentait, en outre, aucun stigmate ni aucun souvenir de syphilis ancienne ou récente.
L'évolution devait donner raison au pronostic et au diagnostic porté, la température revenait ranidement à la normale, l’état général Ss'améliorait, la constipation cédait et le malade pouvait rentrer chez lui le 19 août absolument rétabli ; la guérison s'est d’ailleurs maintenue depuis.
Ponction lombaire : Liquide clair, albumineux, 40 lymphocytes par champ.
La connaissance de ces « méningites saturnines », que Mosny et ses élèves ont distrait du chaos de l’encéphalopathie saturnine est des plus intéressantes pour le clinicien ; elle lui permet d'éviter des erreurs graves au point de vue diagnostic et pronostic.
Le diagnostic, en effet, simulant des états méningés syphilitiques où tuberculeux est souvent difficile, et il faudra souvent pour éclairer ces faits une étude attentive des anamnestiques, l'examen et la recherche des moindres stigmates joints à la mise en pratique de la réaction de Wassermann. Cependant l'intoxication massive des malades, les crises épileptiformes avec perte de connaissance, l'absence de troubles oculaires et les symptômes du saturnisme : tension artérielle élevée, coliques de plomb, liséré de Burton parfois, feront pencher en faveur de la méningite saturnine. Ces formes s’observent surtout chez les ouvriers qui, de par leur métier, sont exposés à une intoxication en masse : ou-
vriets de fabriques d’accumulateurs (Lœper et Pinard), ceux des usines de minium et les poudreuses de fabriques de porcelaine. On peut cependant les observer chez les peintres en bâtiments (Mosny el Saint-Girons, Mosny et Pinard (2 observations), Mosny et Harvier, OEttinger:) chez les fondeurs de métaux (Mosny et Malloizel).
A la suite de ces accidents méningitiques acquis, comme le fait existe chez les syphilitiques on peut voir apparaître une hémiplégie plus où moins complète, plus où moins totale, transitoire où durable, mais en général plus passagère que dans la syphilis (Mosny). Mosny ét Saint-Girons ont rapporté un cas d’hémiparésie motrice passagère à la suite d'une méningite saturnine. Le facteur étiologique y est indiseutable : la svphilis doit être mise hors de cause (réaction de Wassermann négative pour le sérum sanguin, comme pour le liquide céphalorachidien). Malgré la quantité anormale d'urée dans le liquide céphalo-rachidien, c'est à l'intoxication saturnine qu'il faut rapporter ces accidents et la réaction méningée considérable, purement Iymphocytaire, qu'a révélée la ponction lombaire.
OBSERVATION MosNY ET ST.-GIRONS. Soc. Méd. des Hôp. 17 mars 1911, p. 301.
D.., Ernest, âgé de quarant-huit ans, peintre en bâtiments, entre le 25 avril 1910 à l'hôpital Saint-Antoine, salle Louis, n° 25, pour une colique de plomb.
Nulle particularité intéressante dans ses antécédents familiaux. .
‘Il est alcoolique.
Aucun antécédent, aucun stymate de syphilis.
Il est peintre depuis trente-cinq années, il a eu jusqu’à présent quatre crises de coliques de plomb. :
C’est donc la cinqu'ième crise qui a motivé son entrée à l'hôpital, elle a débuté le 23 avril.
H'se plaint surtout d’une douleur sourde dans la région hypogastrique, le ventre n'est ni dur, ni méléorisé, mais il
douloureux à la palpation profonde. Anorexie, constipation, haleine félide, langue. blanche au centre, liseré de Burton très net. Poe ol
Le pouls est régulier à 80. Les artères sont un peu dures. Les tensions artérielles systolique elt diastolique sont de 20. II. à l'oscillomètre de Pachon.
Il n'exité pas de’ céphalée. Les organes .des sens. sont normaux, il n'y a pas de signe d’Argyll Robertson. Mais le malade se plaint d'être « plus faible » du côté gauche, sans qu'il existe de paralysie véritable, les mouvements, a marche même restant possibles. Nous constatons cependant une diminution de la force musculaire aux deux membres gauches, comme on peut le constater en demandant au malade de résister à des mouvements passifs. Au dynamorètre, la pression manuelle est de 15 à droite, 7 à gauche. |
Les réflexes tendineux sont égaux des deux côtés, seul le réflexe rotulien est nettement plus fort à gauche.
Au contraire, le réflexe cutané plantaire est émoussé à gauche, alors qu'à droite, il se fait plutôt en extension ; fait paradoxal puisqu'il s’agit d’une hémiparésie gauche, et qui semblerait prouver que, dans ce cas, l'hémisphère cérébral gauche n'est pas absolument indemne,
La sensibilité superficielle est normale au contact et à la température exagérée à la douleur. La sensibilité profonde est normale aussi bien d'un côté que de l’autre.
Les jours suivants, l’état du malade s'améliore assez rapidement.
Ponction lombaire. Liquide légèrement frouble, gouttes rapides ; culot notable.
Numération (Nageotte) 39 éléments par millimètre cube.
Proportion ; lymphocytose, 97 : grands mononucléaires, 3 : éléments sains.
LBÉS ER RU re RARE dalts FO EeEE À LE NL BREL: L10)
Réaction de Wassermann. — Négative avec le sérum el avec le liquide céphalo-rachidien (M. Levaditi).
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