CONCLUSIONS
1° Nous avons préparé les trois ortho, méta et parachlorobenzoylacétates de méthyle par la méthode de Claisen en condensant les éthers chlorobenzoïques correspondant avec l’acétate de méthyle en présence de sodium.
On connaissait les benzoylacétates d'éthyle, ortho et para chlorés qui ont été obtenus par l’action des chlorures de benzoyle o. et p. chlorés sur l’acétylacétate d’éthyle sodé et hydrolyse des éthers chlorobenzoylacétylacétiques.
20 On a déterminé dans les éthers B-cétoniques ainsi obtenus la proportion relative des formes céto-énoliques. On a également caractérisé les éthers B-cétoniques par un grand nombre de dérivés se rapportant à la fonction méthylénique ainsi qu’à la fonction cétonique.
30 Le dédoublement cétonique des éthers chlorobenzoylacétiques nous a fourni les chloroacétophénones correspondantes dont la métachloroacétophénone n'avait pas encore été décrite. Nous l'avons caractérisée par quelques dérivés cristallisés. |
4° Nous avons montré que la fonction cétonique communique à l’atome de chlore situé en ortho et en para vis-à-vis d’elle, une mobilité suffisante pour que cet élément puisse être remplacé par le groupe sulfonique SO'H sous l’influence du sulfite de sodium. Cette réaction ne se produit pas avec la métachloroacétophénone.
5° Nous avons préparé quelques dérivés des chlorophénylisoxazolones par la réaction des aldéhydes et du chlorure d’isatine.
6° Enfin, voulant préparer les éthers «-B-dicétoniques, nous
. avons fait agir les DRE nitreuses sur les éthers B-cétoniques, mais nous n'avons pas réussi à isoler les éthers chlorobenzoylglyoxyliques. On régénère une forte proportion
d'acides chlorobenzoïques ce qui est l'indice d’une scission
profonde.
Nous avons cependant pu mettre en évidence la formation
des éthers a-f-dicétoniques en les engageant dans leurs com-
binaisons avec la phénylhydrazine. Les phénylhydrazones
ainsi obtenues sont identiques avec les composés azoïques préparés au départ des éthers B-cétoniques :
C1 — C6H# — CO — CG — COOCHS
N — NH — C6Hi C1 — CôHt — CO — CH — COOCHS
N = N — CSHi
Il en résulte que des deux groupements CO de l’éther
dicétonique, c'est le groupement situé en à qui réagit ainsi que dans le cas de l’éther benzoylglyoxylique. On sait que dans l’éther acétylglyoxylique c'est au contraire le groupement situé en f qui se combine le premier à la phénylhydrazine.