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mode dans une plaie rendue souvent profonde par l'épaisseur du tissu adipeux.
Les surjets à placer sont au nombre de trois : Une première suture réunit l’un à l’autre les feuillets profonds de la gaine des droits. Elle est facile à pratiquer. Il
faut prendre l’aponévrose assez loin de son bord libre, de
manière à former sur la partie médiane une sorte de crête épaisse, due à l’accolement des deux parties suturées ;
La deuxième suture intéresse les deux muscles grands droits de l'abdomen. Beaucoup de praticiens rejettent cette suture, ou, s'ils l’admettent, ils la modifient en comprenant dans le surjet, en même que le muscle, un des feuillets de l’aponévrose ; ils veulent éviter ainsi les déchirures musculaires et les hémorragies qu’entrainent les tiraillements exercés sur les
fibres. Mais ces inconvénients ne sont pas considérables et sont :
compensés par la solidité que l’on gagne en plaçant sur le trajet même de l’éventration un plan musculaire épais et très résistant. On peut, d’ailleurs, diminuer les chances de déchmrures en fixant les points, autant que possible, au niveau des zones fibreuses. Qnant aux hémorragies, d’ailleurs très peu importantes, il suffit de serrer fortement le surjet; la compression que l’on exerce ainsi suffit à fermer les artérioles ;
La troisième suture porte sur les feuillets superficiels de la gaine des droits. C’est le point le plus difficile de l’opération. Cette difficulté s'explique bien par léloignement des deux lames qui doivent être rapprochées. Il faut arriver à gagner tonte la distance perdue par l’éventration, distance qui peut mesurer jusqu'à 10 ou 12 centimètres ; l’aide doit intervenir en appuyant les deux mains sur les parties latérales de l’abdomen pour essayer de ramener en avant toute Pampleur de la paroi; le chirurgien placera, s’il le faut, quelques points provisoires, et, après avoir pratiqué un premier surjet de haut en bas, il pourra revenir de bas en haut pour
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fermer les parties qui ne seraient pas réunies. En aucun cas, il ne doit laisser de côté ce surjet, et si la réunion est impossible, il se contentera d'appliquer une suture entrecroisée, c’est-à-dire de faire au-devant du plan musculaire un véritable treillis de fils pour maintenir, autant que possible, les parties en contact. |
4% Temps. — Excision de la peau et suture cutanée. — La réduction de l’éventration dans l'abdomen et les sutures profondes ont diminué considérablement les dimensions du ventre, et il est aisé de comprendre que les deux lèvres de la peau seront trop larges et nécessiteront une excision partielle. D'ailleurs, en resserrant ainsi la partie cutanée de la paroi abdominale, on oppose encore une nouvelle force à toute récidive d’éventration. Cette excision est justifiée parce qu’elle empêche toute formation de clapiers ou prolongements qui pourraient donner lieu à des décollements et à de la suppuration. Pour pratiquer cette excision, le chirurgien relève, autant qu'il le peut, les deux lambeaux qu'il réunit bien sur la partie médiane ; il les confie ensuite à un aide, et d’un trait de ciseau donné bien franchement, il enlève toute la portion qui dépasse le plan de la paroi. Il ne reste plus qu'à pratiquer les sutures cutanées. On peut employer les fils métalliques ou la grosse soie pour placer quelques points séparés et larges, qui sont destinés à réunir la partie profonde du tissu cellulaire, et que l’on passe à quelques centimètres en dehors des limites de la plaie. Les points superficiels séparés sont pratiqués au erin de Florence. Pour avoir une suture plus régulière et à peine visible, on peut utiliser la suture intra-dermique.
L'opération, faite dans toutes les règles de l'antisepsie, ne nécessite pas l’emploi du drainage.
Le manuel opératoire, pour être minutieux, peut être rapide -