INTRODUCTION
A vec les progrès réalisés par la chirurgie abdominale, il n'est guère de régions qui aient à subir plus souvent l'intervention du praticien que la paroi antérieure de l’abdomen. Elles sont, en effet, innombrables, les causes nécessitant l'ouverture du ventre, tumeurs des différents viscères, affections diverses . du bassin, péritonites tuberculeuses et toutes les lésions pour . lesquelles on pratique une laparotomie exploratrice. Si, à ces causes occasionnelles, nous ajoutons les causes naturelles, telles que la grossesse, qui interviennent toutes pour détruire la résistance de cette paroi, il nous sera facile de nous expliquer la production d’éventrations que l’on constate tous les jours de plus en plus fréquentes. On se préoccupe aujourd’hui de ces affections, que l’on tente de prévenir par tous les moyens. Récemment encore, au Congrès international de Gynécologie et d'Obstétrique, tenu à Genève en 1806, la question du meilleur mode de fermeture de l'abdomen était à l’ordre du-jour, et elle a fait l’objet de communications impor-
tantes et de rapports détaillés.
Nous avons pu, pendant notre séjour à l'Hôtel-Dieu de Nimes, observer plusieurs cas d’éventration et, à deux reprises, nous avons vu pratiquer des opérations pour y porter remède : de là nous est venue l’idée de prendre cette ques-
tion comme sujet de notre thèse inaugurale.
Nous devons maintenant exprimer notre gratitude à tous ceux qui nous ont aidé de leurs conseils dans le courant de nos études.
Nos Maîtres de la Faculté de Montpellier nous ont donné les principes solides et la méthode, sans lesquels rien n’est profitable ; il nous ont fourni un enseignement qui a été la base de notre éducation médicale : nous leur en serons toujours reconnaissant. de
M. le docteur Reboul a guidé notre instruction clinique et, durant tout le cours de notre internat, a été pour nous une source de conseils éclairés et toujours utiles. Si nous avons acquis quelque habitude de l'examen du malade, c'est à lui que nous le devons. Continuellement sous sa direction, nous avons pu apprécier les qualités de l'opérateur et la sûreté du chnicien ; nous avons essayé de mettre à profit ses leçons et nous l’assurons ici qu'il ne saurait avoir d'élève plus dévoué.
Dans l'expression de notre gratitude, nous n’aurions garde d'oublier nos différents chefs de service, MM. les docteurs Gaucl.e, de Parades, Lafon et les médecins principaux, MM. Saurel et Jourdan.
Que M. le professeur Estor, dont nous avons reçu le plus
charmant accueil, reçoive tous nos remerciements pour l’hon- ‘ à
neur quil nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.
Nous saisissons cette occasion pour renouveler à tous nos
amis, et en particulier à nos camarades d’internat, l'assurance
de notre sincère sympathie.