INTRODUCTION
Avec les progrès de l’asepsie et depuis la substitution de la suture par étages à la suture étreignant en masse ies deux lèvres de la plaie, le nombre des éventrations post-opératoires a considérablement diminué.
Et pourtant il n’est pas rare, aux consultations de gynécologie, de recevoir des femmes qui ont antérieurement subi une laparotomie et qui viennent pour se faire débarrasser d’une éventration qui les réduit à l’impotence, soit par les phénomènes douloureux qu'elle entraîne, soit par des troubles gastro-intestinaux de gravité variable. Ce sont, en général, des femmes qui appartiennent à la classe non aisée, qui ont besoin de leur travail journalier pour subvenir aux charges de la famille et qui, gênées dans leurs occupations, réclament une intervention qui doit les
soulager,
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Quand l’éventration n’est pas trop étendue, que la malade est jeune et en bon état général, il est tout indiqué de chercher à obtenir la cure radicale de cette infirmité.
Chez quelques autres, la tumeur tombe très bas sur l'abdomen, atteint parfois la face antérieure des cuisses ; la malade a une paroi d'insuffisance manifeste.
Dans ces conditions la difficulté est grande pour le chirurgien, l’opération très aléatoire pour la malade et nombreux sont les opérateurs qui évitent d'intervenir. A juste titre,la cure des éventrations est considérée par beaucoup comme une intervention des plus délicates de la chirurgie abdominale, délicate par les difficultés opératoires, délicate aussi en ce sens que l’opérateur a toujours à redouter la récidive. Cette question a, de tout temps, préoccupé les auteurs, et nombreux sont les procédés qui visent à la cure des éventrations.
Après avoir défini l’éventration, nous nous étendrons sur les diverses méthodes employées entre elle.