‹ Contribution À L'Étude Des Exostoses OstéogéniquesChapitre 5 sur 22 · AMES PARENTS · texte numérisé non relu

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E considérable et sans vouloir faire une étue historique é se complète de. la question on peut diviser l’histoire des | exostoses. ostéogéniques en trois périodes : ‘2 . Dans une première période dont le début ne peut # être fixé exactement, le nom d’exostoses était employé pour désigner des tumeurs constituées par du tissu Be. osseux. Galien aurait ête un des premiers à employer Fr «cette expression. |

# . En 1706, Leclerc dans son Traité des maladies des os

ame des exostoses d'origine scorbutique, scrofu-

Pénre; vénérienne. Plus tard, dans les thèses de Mil- | lire Ramonet (1814) la confusion avec l’ostéo-sar- 2 ‘come est manifeste, Les exostoses ‘étaient donc con: Rs durant cette. période avec des affections du. Déncicrte toutes différentes. On ne doit donc pas dire

ne

que les exostoses ostéogéniques étaient connues avant

Les. exostosés |ostéogéniques ne. : peuvent être con- KENE DES comme une affection rare, le nombre, des obe. servations qui. ont trait à cette curieuse maladie est

En 1854, Soulier inspiré par Broca, montre dans sa.

thèse l’importance du cartilage de conjugaison eb le

parallélisme qui existe entre le développement du sque-

lette et celui de certaines exostoses. Sous. le qualifi-

catif d’exostoses de croissance ou ostéogéniques il sépare la catégorie de tumeurs osseuses qui constituent le principal élément de la maladie qui nous occupe. Durant cette période, les exostoses ostéogéniques ont été parfaitement décrites; par la palpation Îles auteurs arrivaient à les compter sur le même sujet. Ces études numériques manquaient d'ailleurs de précision, certaines régions restant inaccessibles à la palpation. En plus certaines exostoses volumineuses, isolées, n° étaient

sans doute qu’une masse constituée par la réunion de

plusieurs exostoses qui peuvent dans certains Cas si.

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muler un véritable manchon.

Les caractères anatomiques avaient Lao d'être

précisés et c'est alors que commence une troisième

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période. nur |

La radiographie ouvrit en effet une ère nouvelle.

Par elle on put découvrir des exostoses qui n'auraient

pas été révélées par lesimple examen. La forme les di-

mensions, l'aspect radiographique purent être précisés.

Les caractères cliniques et les troubles associés du «

développement osseux (courbures, arrêts de croissance)

sont bien connus depuis l’important travail de Bessel- PR et TS Hagen.

En France la question a surtout été kiidies par :

Poncet [Traité de Chirurgie de Duplay el Reclus): | Lenormant en 1905, dans la Revue d'orihopédie, qui :

insiste sur les troubles de croissance dans les exostoses

ostéogéniques et les chondromes des os.

Mauclaire, 1908, Trailé de chirurgie.

Citons encore les travaux d'ensemble de Leri (Widal, Nouveau trailé de médecine), Ombredanne (Précis de chirurgie infantile).

Ollier (1900, dans Lyon médical). À ’

Auvray et Guillain (1901, Archives générales de médecine).

Pierre Marie (1905, PBullelin et Mémoires de la So-

clélé médicale des hôpilaux).

Lannois et Tremolières (1905, AALeur el ue de la Sociélé médicale des hôpilaux).

Lenormant et Lecène (1906, Revue d'orlhopédie).

Carnot ct Bonniot (1909, Bullelins el Mémoires de la Sociélé médicale des hôpilaux).

Tessier et Bernard (1909, Bullelins el Hérmaires de la Société médicale des hôpitaux).

Rathery et Binet (1913, Bullelins el Mémoires de la Sociélé médicale des hôpitaux).

Lenormant (1925, Sociélé de chirurgie).

Leri et Linossier (1925, Paris médical).

Rathery et Julien Marie (1926, Bullelins el mémoires de la Sociélé médicale des hopilaux).

La bibliographie s’est enrichie parallèlement de nombreuses thèses

Royer (Paris, 1893); Fourneau (Paris, 1893): Patriar- che (Bordeaux, 1896); Iribarne (Paris, 1899): Bourguignon (Lyon, 1900) et enfin :

la thèse de Reubsaët (Paris, 1909): Æssai sur les vrates

el les fausses exostoses ostéogéniques.

Reubsaët attribue aux vraies exostoses les carac-

tères suivants :

a) se développent sur le squelette au moment de la

croissancé .

b) sont toujours héréditaires;

c) sont presque toujours une dystrophie régulière ;

d) sont constituées par un tissu identique à l’os normal. f

Et pour les fausses :

a) leur développement se continue après la fin de la période ostéogénique du squelette,

b) ne sont pas héréditaires;

c) ne sont pas une dystrophie régulière ;

d) peuvent se développer aux dépens du cartilage, de conjugaison et aux dépens du périoste;

c) sont constituées par du tissu d’ostéite.

.Il est évident que ces caractères sont beaucoup trop absolus et on ne peut appeler exostoses ostéogéniques des productions osseuses locales survenant à la suite d'une affection articulaire ou au cours des maladies infectieuses.

En acceptant cette division on peut faire rentrer toutes les néoformations osseuses dans le cadre des

exostoses de développement.

Cette conception des vraies et fausses exostoses 0s-

téogéniques ne peut donc être admise et le nom d’exos-

toses ostéogéniques doit être réservé à des variétés

d’exostoses constituant un groupe bien défini.

Il n'y a done ni vraies ‘ni fausses exostoses ostéo-

géniques, mais il y à

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des “exostoses ostéogéniques de caractères familial Lg et héréditaire ; | ESA Fr #8)

DT). des exostoses ostéogéniques sans caractères familial D: et héréditaire; He

4 d des exostoses qui se développent dès le début de la "4 vie et dont le développement se continue plus ou moins ne vi longtemps durant la période de croissance ;

4 Fe des. exostoses qui s’accompagnent | de troubles du

développement manifestement associés à elles, mais non directement reliés par une relation de cause à effet:

des exostoses dans lesquelles l’étiologie est en général |

| RE impossible à mettre en Fhnenter qu elles soient ou non h ‘héréditaires. £ | MN Ee :

| | | / : v’ Dans ce travail nous insisterons surtout : ÉES ,

19 Sur certains caractères cliniques et. radiographiques à propos de trois cas personnels étudiés dans le. | service de M. le professeur Rathery. | RAS 2

© 2° Sur l'importance des troubles du développement ae * du squelette pouvant dans certains cas aboutir À des AVES, types extrêmes que nous étudierons sous le nom de nanisme exostosique.

30 Nous ferons une étude d' ensemble de la question ; et proposerons un essai pathogénique.

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\ ne DOCUMENTS PERSONNELS X3] , NU | 4 4] £ Observation } s AU x D (MM. F. Rathery et Julien Marie, nov. 1926 :. à Bulletins et Mémoires de la Société médicale des Hôpitaut). L + P..., 33 ans, cuisinier, est hospitalisé dans le service spé- : cial des agités; c’est en effet à l’occasion d’une crise de delirium tremens qu'il nous à été donné d'examiner cet \ | homme. Ë ù ds A la simple inspection, on remarque immédiatement Ja morphologie spéciale du sujet et la présence d'exubé- ; AE rances osseuses. 1 L'aspect du malade apparaît particulier à cause de la. | 4 petitesse de la taille, de la brièveté des membres inférieurs, | | 1 du volume relativement disproportionné de la tête et de \ À ii la face, Cependant l’ensemble n'est pas aussi disgracieux \ que dans l’achondroplasie : la tête est grosse mais carrée, 4 : le front droit, le nez rectiligne nettement en retrait au pi Ë niveau de sa racine, mais sans qu'on puisse parler d’ens2l- ‘2 lure; la bouche très large; les oreilles petites; la dentition … F2 de très mauvaise qualité, les membres supérieurs sont d’une , AS longueur telle, qu'en position debout, l'extrémité digitale est un peu au-dessous de l’union du tiers supérieur, et du tiers moyen de la cuisse (fig. 1).

| La taille est de 1 m. 46.

La longueur du trone est de 51 centimètres, la longueur des membres inférieurs de 66 centimètres, celle des membres supérieurs de 56 centimètres, toutefois, le bras gauche xd

est plus long que le droit (1 cent. 5). L'indice r

adio-hu- 1 4 méral est de 72; l'indice tibio-fémoral de 84. Les mains > sont petites, un peu carrées: les formes du corps sont arronne, s ! s

L dies, les membres potelés, le ventre un peu globuleux, \ les fesses saillantes, la colonne lombaire en lordose.

e- Certaines lésions osseuses apparaisseht manifestement L2

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