INTRODUCTION
La connaissance des exostoses calcanéennes date de Ia radiographie: on en distingue deux variétés les retro et sous-Calcanéennes. Nous ne lraiterons ici que de Pexostose sous-Cacanéenne qui se distingue de sa voisine. tant par ses origines que par ses symplômes et sa thérapeutique.
En 1892, Jacquet le premier signala dans ses Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie l'hyperostose génerale duCalcaneum et parla de «calcanéite ossifiante. »
À l'étranger Rôssler (1895) Brackett (1896) Goldwaith (1897, mentionnent les exostoses retro calcanéennes. Painter en 1898 rapporte que les ravons X lui ont permis de découvrir une exostose sous le calcaneum, mais il n°v attache pas d'importance. En 1900 Pleltner étudie la question en se basant sur six cas et note lrois guérisons consécutives à l'ablation de l’exostose. Barker en 1905 relate une observalion d’exostose bilatérale et croit à l’origine blennorragique de lPaffection. Ewald en 1906 remarque la coïn-
cidence de l'exostose avec Pinflanmation de la bourse séreuse : la inême année Ebbinghaus publie deux observations d'exostoses devenues douloureuses, et attribue celte douleur à un traumatisme quiles aurait fracturées: Baër cite six observations accompagnées de radiographies très neltes : il soumet les tissus eulevés à un examen bactériologique et histologique et conclut à l'origine gonococciques
En 1907, Chrysopathes émet l'hypothèse de l'origine 0stéogénique de l’exostose, Janowski s'occupe des détails opératoires — Bradford, Jaeger, Davidson, Haglund (1908) Lehr, Jacobstall (1908) apportent des précisions et des théories nouvelles accompagnées de multiples observations.
Enfin, les premiers en France en 1909, Reclus et Schwartz publient dans la Revue de Chirurgie, une étude d'ensemble sur les « Exostoses du calcaneum ». En 1910 Labernadie, élève de Reclus, dans sa thèse présentée et soutenue à Paris, associe la talaloie aux exostoses souscalcanéennes, selon la formule de son maitre : « chaque fois que jai vu une talaloie, j'ai fait une radiographie et j'ai toujours trouvé une exostose. » — En 1911, Moure et
Raillet, internes des hôpitaux de Paris, montrent que la
talalgie peut exister sans exostose.