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du gonocoque dans les exostoses sous calcantennes est: loin d'être constante. Reclus et Labernadie citent des observations où l'infection b'ennorragique domine l'histoire du malade mais où les recherches bactériologiques sont demeurées sans résultat positif; dans ces cas, on pourrait admettre l’action des toxines transportées à distance. S
Quoiqu'il en soit, la blennorragie ct lexostose sont intimément liées ; et si on a pu objecter quil v a des gens atteints d’exostose douloureuse qui n'ont jamais eu la blennorragie, cela prouve simplement que des causes différentes peuvent engendier une même maladie.
La syphilis peut parfois donner une exostose souscalcanéenne : mais il n’exisle aucune observation caracté-. ristique. :
* Le rhumatisme a été aussi incriminé : nul fait n'est venu prouver celle asserlion : le rhumatisme est Péternel accusé ; quand on ne trouve pas d'autre cause, on pense immédiatement à lui « Le rhumatisme a bon dos, dit Reclus ; on lui prête des manifestations de forme si multiple qu'on peut bien en ajouter une nouvelle ».
L'école de Lyon avec Poncet et Mailland, prétendent que le bacille de Koch serait capable de donner lieu à de véritables” exostoses constituées par de los normal: ce serait une infection tuberculeuse atténuée ; Poncet pense qu'il doit en être de mème pour certaines exostoses souscalcanéennes. |
3° Origine traumalique. — On ne peut pas dire si le traumatisme est la cause de lexostose ou s’il n'a fait que révéler réellement une exostose insoupçonnée : toutefois il existe des faits où le traumatisme est indéniable. Sous l'influence d’un choc, il peut se produire une ostéo-périostite, un décollement ou un arrachement d’un fragment de périoste, lésion “susceptible de donner naissance à une
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surproduction osseuse., Les observalions de ce genre abondent : Bahr, Jacobsthal, Reclus en rapportent au grand nombre. Ainsi doiventagir par une sorte de pseudo-traumatisme les tiraillements ligamenteux où musculaires, capables de ‘décoller des lambeaux de périosle au niveau des tubérosilés postérieures, ce qui faisait dire à Reclus qu'un très grand nombre d'exostosés ne sont en somme que lexagération de la tubérosité calcanéenne due à une traction exagérée des leridons et des aponévroses de la région s À propos de l’exoslose traumatique, la question accident de travail peut se poser. Reclus, appelé à expertiser deux lésions de ce genre s'exprime ainsi :
« J'ai déjà expertisé deux blessés où la talalgie avait pour cause un traumatisme violent, car la talalgie consécutive à des marches prolongées n’a rien à voir, bien entendu, avec la loi d'avril 1908 et rentre tout au plus dans les maladies professionnelles. Nous avons évalué à 15 à 20 0/0 le déchet professionnel, mais en faisant remarquer qu'une intervention sans cravité peut en débarrasser le blessé et qu'il y aurait inçurie de sa part à ne vouloir pas s'y soumettre. Un de nos sinistrés fut opéré sur notre conseil. Malheureusement, il s’adressa à un chirurgien qui eut la détestable idée d'attaquer l’exostose par une incision plantaire, et cette cicatrice sans cesse pressée contre le sol et le poids du corps, reste douloureuse. La diminution de capacité professionnelle doit en moyenne être fixée à 15 ou 20 0/0, avec cette réserve que la situation du blessé peut être améliorée par l’intervention. »
Enfin, il est des cas qu'on ne peut rattacher ni à une infection, ni à un traumatisme. Dans les cinq observations de ce genre que nous relatons, il nous semblerait logique d'admettre linfiuence du traumatisme lent, chronique causé par la profession des malades,
En somme, les causes de la maladie demeurent un peu
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