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EXPÉRIMENTATION PHYSIOLOGIQUE

Nous avons fait précéder l’expérimentation clinique sur les extraits de foie, par la recherche de l’action de ces extraits sur le lapin anémié. Les anémies expérimentales des animaux de laboratoire fournissant un test semblable à celui de l’homme.

Les conclusions des recherches entreprises dans ce sens par Karl SINGER et FURTH ne nous donnaient pas grand espoir : « J’ai pu montrer, écrit SINGER (Wien. Klin. Woch., 21 novembre 1929), à la suite de recherches étendues, que l’extrait de foie n’avait aucune influence sur l’anémie obtenue par saignées : lapin, chat, chien. »

L’échec de ces recherches nous paraît lié aux difficultés de technique, pour obtenir une anémie grave, tout au moins chez le lapin et le chat, et à la nature de l’extrait de foie employé.

Nous avons utilisé la préparation employée dans l’expérimentation clinique, afin d'établir plus sûrement une comparaison quant aux résultats obtenus.

La réalisation d'une anémie profonde chez le lapin se trouve particulièrement délicate, par suite de la très grande rapidité de régénération sanguine que présente l’animal, aussi nous semble-t-il nécessaire de fixer plus particulièrement quelques points de technique, ainsi que de noter les facteurs qui, au cours de l’expérimentation, sur plus de 25 animaux, nous ont paru jouer un rôle important.

La saignée est réalisée par ponction cardiaque, un quart d'heure après administration per os de 2/10 de cc. d’une solution d’adré-

naline au millième, pour parer aux accidents dus à une brusque chute de pression.

Les numérations globulaires et la recherche du taux de l’hémoglobine sont faites avant les ponctions, l’animal étant à jeun depuis

12 heures.

le

La quantité de sang prélevé est fonction :

— de la résistance de l'animal:

— de son poids (optimum de 1.500 gr. à 1.800 gr.) : — du degré de coagulabilité sanguine;

— du nombre de ponctions déjà effectuées;

— de la température de la pièce dans laquelle on garde les animaux.

La résistance de l’animal doit être suffisante, si l’on ne veut pas voir mourir celui-ci à la troisième ou quatrième ponction. On observe en effet une brusque diminution de la résistance après la troisième ponction, particulièrement marquée chez les animaux de faible poids. Les animaux pesant plus de 2.000 gr. au début de l'expérience sont d’ailleurs également à proscrire, par suite des très grandes difficultés présentées par la ponction elle-même (possibilité d’adhérences, de déviation cardiaque).

Des lots homogènes d'animaux sont constitués après la troisième ponction. Les témoins et les animaux traités sont choisis comme présentant, autant que possible, la même résistance à l’anémie et les quantités de sang prélevées sont sensiblement les mêmes pour tous les animaux.

Un facteur essentiel pour obtenir une bonne anémie est le rapprochement, dans le temps, des ponctions cardiaques.

L'’intervalle de cinq jours, adopté au début des expériences, ne donne pas de résultats appréciables à cause de la rapidité de la régénération sanguine.

HÉMO- PRÉLEVÉ

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