HONTE
I1 s’agit sans doute là encore de facteurs inhérents à la race ou encore de l'intervention de l’âge : les bassins étroits pouvant appartenir à de jeunes mères et les bassins larges à des femmes plus âgées.
Le problème racial semble avoir été soulevé par de nombreux auteurs depuis longtemps. Déjà Puech, en 1874, a montré que les grossesses gémellaires étaient plus fréquentes dans le Nord de la France que dans le Midi.
Weiïinberg, en 1902, étudie l'influence de la race sur la gémellité uni- et bivitelline et constate que les jumeaux univitellins sont indépendants de ce facteur, alors que les bivitellins en sont nettement influencés. Ainsi, les Nordiques présentent un pourcentage plus important de ces jumeaux que les peuples latins. Tel semble être également l'avis d'Apert. Malheureusement le problème n’a pu être étudié au point de vue statistique que chez les races blanches. Or, on sait à quel point les peuples d'Europe se sont mélangés et combien il est difficile de parler de races à leur égard. Même les pays scandinaves qui passent pour être peuplés par les nordiques les plus purs, semblent en réalité être habités par une population fortement métissée. Selon Dahlberg, 11 n'y a guère que 10 % des Suédois qui réunissent tous les caractères des nordiques.
EN
Néanmoins, on peut dire que la gémellité est beaucoup plus fréquente dans le Nord de l’Europe que dans le Sud, la différence se portant presqu'exclusivement sur les jumeaux bivitellins. Est-ce un
facteur racial ou une influence du climat ? Il est dif-
ficile de le dire actuellement.
On a remarqué depuis longtemps que les jumeaux surviennent souvent au cours des diverses générations d’une même famille. Un exemple illustre à cet égard est celui des Capétiens où Philippe- Auguste, Louis VIII, Charles d'Anjou, Jean le Bon, Charles VII, Louis XII, Henri II, Louis XV, Philippe Egalité eurent des jumeaux. Il y a quelques années une princesse d'Orléans a montré la persistance de cette tendance dans la famille.
On en cite d’ailleurs bien d’autres exemples qui montrent d’ailleurs que la gémellité se transmet héréditairement non seulement par les femmes mais aussi et même surtout par les hommes.
Récemment, un certain nombre de travaux statistiques et généalogiques ont étudié l’hérédité de la tendance à la gémellité uni- et bivitelline. Tous ces travaux, dûs en particulier à Davenport, à Bonnevie, à Lenz sont d'accord pour admettre l’'hérédité de la gémellité bivitelline, mais sur celle des jumeaux univitellins les avis divergent.
Selon Davenport, la gémellité bivitelline se