‹ Contribution à l'étude des fièvres intermittentes pernicieuses cérébro-spinalesChapitre 27 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Des faits que nous avons présentés et des considérations auxquelles ils ont donné lieu, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1° Les fièvres pernicieuses sont des fièvres à quinquina auxquelles s’est joint l'élément pernicieux. Elles ont toutes la même nature paludéenne, mais leur tableau symptomatique diffère suivant qu’elles sont simples ou compliquées, d’où la grande division en solitariæ et comitatæ (Torti).

2° Parmi ces dernières, il en est qui présentent, comme symptômes prédominants, des troubles de l’encéphale ou de la moelle, le raptus sanguin se faisant du côté de ces organes: ce sont les fièvres pernicieuses cérébro-spinales.

3° Presque toutes les maladies auxquelles est exposé le système nerveux peuvent servir de manifestations aux fièvres pernicieuses. Certaines formes se présentent plus fréquemment : ainsi, la fièvre pernicieuse comateuse, la fièvre pernicieuse paralytique ou convulsive; d’autres sont plus rares : la fièvre pernicieuse délirante, la fièvre pernicieuse hyperesthésique. Enfin, il en est qui sont exceptionnelles : ainsi les formes syncopales et hydrophobiques, qui résultent de la localisation du poison morbide au bulbe.

4° Leur début brusque, instantané, foudroyant ; leur marche rapide, leur tendance à une terminaison fâcheuse, caractérisent nettement ces troubles encéphaliques ou médullaires, et permettent de les distinguer des autres maladies du système nerveux qui n’ont pas la même nature.

5° Le succès rapide du sulfate de’quinine quand on l’emploie dès le début, la disparition des accidents nerveux, sont encore des preuves certaines de la nature paludéenne de toutes ces formes cliniques cérébro-spinales. |

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