LB NEVEU
__ D'abord je n’avais qu’à mettre l'injection en marche, à
l’encolure ; puis je m’en allais. Ce détail a quelque importance pour éviter la perte de temps. De plus le propriétaire pouvait les faire lui-même et aux heures indiquées.
Ensuite l’administration d’un litre de sérum demande trois quarts d'heure, mais au bout de ce temps il était seulement logé sous la peau, et son absorption réelle demandait plusieurs heures. J’y voyais là un immense avantage, Le sérum arrivait goutte à goutte pour ainsi dire dans le sang, la tension artérielle n’était pas modifiée, et les inconvénients pour le rein qui était « fermé » pendant les jours précédents étaient bien moindres à cause de la lenteur même de son arrivée que si j'avais employé la voie intraveineuse,
15° SÉRUM CAMPHRÉ. — En lisant l’opuscule de Coquot et Moussu sur « la fièvre typhoiïde du cheval et son traitement », J'avais remarqué que dans la typhose qu'ils avaient rencontrée le poumon était indemne,
Aussi dès le début, j’ai établi une comparaison entre les deux épizooties. Je les résume dans le tableau suivant :
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Ce petit tableau comparatif permet de penser que le sérum camphré n’est pas très indiqué dans la grippe équine.
MM. Coquot et Moussu ont injecté le sérum camphré avec succès à des chevaux atteints d’une certaine fièvre typhoïde ct également à des chiens atteints de maladie du Jeune âge avant apparition des localisations. Ils ont attribué leurs résultats : -
1° À une action particulièrement active du sérum camphré sur le phagocytose.
20 À une action presque spécifique du sérum camphré visà-vis du virus typhique. |
Il convient de faire remarquer que : 19 MM. Coquot et Moussu ont observé l'influence du sérum camphré sur une seule épizootie de fièvre typhoïde sans complications pulmonaires. Ils ont pu penser que c’est le sérum camphré qui a empêché leur éclosion.
Cependant il est arrivé que huit animaux typhiques traités au sérum camphré ont succombé à la pleuro-pneumonie. |
2° Il existe peut-être plusieurs variétés de virus typhique. Et il n’est pas certain que le sérum camphré soit également actif vis-à-vis de chacun d’eux.
CoNcLUSION. — Le sérum camphré ne semble pas être indiqué dans la grippe équine, et l'administration endo-veineuse de deux litres de liquide dans l'organisme d’un animal atteint d’œdème pulmonaire avec rein fermé est une intervention que la physiologie n’ose conseiller et qui doit être hasardeuse. ‘
Le pouvoir curatif du sérum camphré dans la fièvre typhoïde proprement dite demande pour être établi de nouveaux contrôles. \
160 SÉRUM ANTI-STREPTOCOCCIQUE ET SÉRUM POLYVA- LENT. — Dans la grippe équine le sérum anti-streptococcique et le sérum polyvalent associés à la dose de 20 ou 30 cen-
timètres cubes chacun par jour pendant quatre ou cinq Jours m'ont paru être particulièrement indiqués.
Comme le virus typhique frappait le poumon en y déterminant l’œdème, il exposait particulièrement cet organe a être envahi par le streptocoque, le staphylocoque et autres germes qui vivent en saprophytes et attendent l’occasion favorable pour devenir pathogènes. |
Je crois que l’emploi des sérums précités était la meilleure manière d'éviter pneumonies infectieuses secondaires, pleurésies et pleuro-pneumonies.
Les faits semblent démonstratifs puisque j'ai eu deux pneumonies seulement. ;
Toutefois il peut se faire que ces sérums n’aient que peu d'action sur le virus typhique proprement dit, néanmoins s'ils annihilent la mobilisation des autres germes leur rôle est déjà considérable. Ê
Chose curieuse, d’après les lectures que j’ai faites sur différentes enzooties et épizooties de fièvre Lyphoïde, ils ont été peu ou pas employés.
Remarque sur la mise en état du matériel :
J'ai eu soin d’opérer mes injections de sérum d’une façon constamment aseptique ; je partais avec une ou deux seringues et un assez grand nombre d’aiguilles : le tout était aseptisé par l’ébullition pendant deux minutes environ.
Par surcroît j’emportais une petite casserole en aluminium et deux essuis propres, de façon à pouvoir faire bouillir mes seringues et aiguilles en route s’il y avait nécessité. ,
On ne saurait trop insister sur ce point vis-à-vis des praticiens car je suis convaincu que dans des seringues qui ne sont pas souvent bouillies les sérums peuvent s’altérer à cause de certains phénomènes d’agglutination qui peuvent passer inaperçus et qui peuvent annuler leur effet.
170 SÉRUM DASSONVILLE ET Wissoco. — Ce sérum est
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nettement préventif au point de vue gourmeux à la dose de 60 centimètres cubes.
Si j'avais eu souvent des complications de gourme je l’aurais employé préventivement en l’injectant aux malades dès le premier jour de la maladie et surtout aux chevaux sains ou non encore atteints et susceptibles de l’être dans un certain périmètre.
18° UrorTRoPINE. — Au sujet de l’emploi possible de l’urotropine dans la grippe équine, il est bon de rappeler que ce médicament n’est pas à conseiller dans les états pathologiques dans lesquels le rein est altéré.
199 TEINTURE D’oPprUM.— Jene l’ar pas employéen’ayant eu aucun Cas de diarrhée, mais je partage entièrement l’avis de M. Rieder sur ce médicament qui exerce sur l'intestin une action bienfaisante et qui doit posséder un puissant pouvoir microbicide.
200 INJECTIONS ÉTHER HUILE CAMPHRÉ. — L’adjonction de l’éther à l’huile camphrée me paraît à recommander. Je crois que les proportions les meilleures sont :
Ether 5, huile 5, camphe 1.
210 SALICYLATE DE SOUDE. — Utilisé avec avantage contre lés œdèmes des membres.
220 QuiNqQuiINA. — Le quinquina calizaya est précieux pendant la convalescence des sujets déprimés.
Régime. — Le lait était excellent surtout étant donné l’inexistence des troubles intestinaux. | :
Le bouillon d’avoine (préparé par ébullition pendant une heure) constitue un aliment de choix parce que léger, nourrissant et excitant, les chevaux en sont très friands. Il faut faire boire peu à la fois et souvent,
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