‹ Contribution à l'étude des fièvres typhoïdes du chevalChapitre 4 sur 26 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Si j'ai choisi pour passer ma thèse de doctorat, un sujet aussi complexe, el qui donne lieu encore aujourd’hui à tant de controverses, c’est que j'ai eu l’heureuse fortune de rencontrer en 1922 dans l’exercice de ma clientèle une épizootie d’une fièvre typhoïde d’un type tout à fait particulier. J'ai eu de plus l’inestimable satisfaction de ne déplorer aucune perte bien que le nombre des chevaux frappés ait atteint deux cents.

Par ailleurs j'étais à l’avance relativement bien documenté sur cette question que j'avais étudiée avec soin au cours de mes études dans l’encyclopédie Cadéac.

Depuis ma sortie de l’école j'avais relu souvent cet important chapitre de la Pathologie.

Au cours de la campagne 1914-1918, j'avais rencontré plusieurs cas de fièvre typhoïde el j'avais médité à nouveau ce sujet en lisant avec un immense intérêt la large vue d’ensemble que M. Jolly lui consacre dans son lumineux Trailé des maladies du cheval de lroupe.

Dès le début de l’épizootie qui nous intéresse je m'étais par prudence renseigné près de M. le professeur Coquot d’Alfort que je savais fort instruit et très aimable. [1 me répondit immédiatement en m’envoyant son petit opuscule La fièvre lyphoide du cheval el son trailement.

Pour des raisons que J’exposerai plus loin, j'ai cru devoir ne pas m'inspirer des résultats qu'il a obtenus avec le sérum camphré,

J'ai donc agi avec la plus complète indépendance d’esprit. Je me suis efforcé de pratiquer un examen approfondi et souvent prolongé de chacun de mes malades. Grâce à cela j'ai rejeté tout traitement sérique. J’ai pu être éclectique au point de vue du traitement et me convaincre absolument du bien-fondé de cet aphorisme de Landouzy : «Il n’y a pas que des maladies, 1l y a des malades. »

A ce point de vue j'ai trouvé en mes clients de précieux collaborateurs qui m'ont aidé puissamment à mener ma tâche à bien. Ils se sont révélés observateurs avertis et se sont transformés immédiatement en infirmiers remarquables, appliquant inlassablement lors des rétentions urinaires des sachets chauds sur la région lombaire de leurs malades. Enfin ils ont accueilli avec confiance toutes mes suggestions et exécuté facilement toutes les mesures que je leur indiquais. Cette maladié a naturellement excité au plus haut point la curiosité de mes confrères voisins. L’un d’entre eux, M. Lecellier d’Yvetot, qui vient de s’éteindre il y a quelques jours dans sa 80€ année et considéré jadis comme un praticien exceptionnel est venu sur place examiner dix des animaux les plus gravements atteints. Et il a déclaré que cette maladie typhoïde méritait le nom de grippe équine, car ses localisations lui donnaient un cachet clinique différent de ceux qu'il avait rencontrés jusqu'à ce jour.

Aussitôt après la terminaison de l’épizootie j'ai relaté un grand nombre des cas que j'avais observés. Puis j’ai continué à augmenter mes connaissances sur la question en étudiant les travaux de Cadiot et de ses collaborateurs, et les compte-rendus de praticiens comme M. Nieder de Paris.

J’ai pesé leurs conclusions et J'ai pensé que si aujourd’hui la fièvre typhoïde est une entité morbide bien définie, leurs conclusions ne pouvaient cependant s'appliquer invariablemené à toutes les modalités des fièvres typhoïdes,

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Au point de vue de l'historique du sujet j'ai pu me docu- menter grâce à l’amabilité de M. Vigot, éditeur.

J'ai pu alors rédiger définitivement ma thèse qui est je puis Je dire un travail de longue haleine. J'espère en exprimant librement mes opinions ne pas trop surprendre les savants et dévoués professeurs et les praticiens éclairés desquels je ne partage pas toujours la manière de voir.

La collaboration des plus humbles est parfois profitable. Ici peut être rappelé ce mot de Platon : « Dans la vie, tout ” concourt et tout sert, »

La première partie de ma thèse est une étude critique des connaissances acquises sur les fièvres typhoïdes.

Le jeune vétérinaire nouvellement diplômé n’est pas assez documenté sur cette question. S'il ouvre un dietionnaire professionnel, s’il consulte divers auteurs anciens ou récents, il rencontre les mots de pneumo-entérite des fourrages, fièvre typhoïde, influenza, pneumonie infectieuse, pasteurellose. Toutes ces données se chevauchent dans son esprit sans y occuper une place suffisamment précise. Il faut de toute nécessité que ces notions soient classées grâce à une vue d’ensemble bien établie nouveau ne peut être profitable.

Dans la deuxième partie, j'expose les symptômes de la grippe équine avec des observations intéressantes.

J’ai assez longuement développé le chapitre Traitement.

Enfin j'ai tiré des conclusions que je crois vraies et qui pourraient guider un jeune vétérinaire.

: sans quoi tout apport

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