‹ Contribution à l'Étude des Fistules Vésico-Intestinales SpontanéesChapitre 6 sur 47 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les fistules vésico-intestinales étaient très mal connues dans l'antiquité. On trouve bien l’observation de Praxagore dans le livre de Ruphus d'Ephèse intitulé : De vesicae renumque affeclibus.

« J'ai vu, dit Praxagore, un homme qui rendait l'urine par l'anus et qui a vécu avec ce symptôme douze ans; j'ai d’ailleurs vu plusieurs cas de cette espèce. »

Mais les premiers cas publiés remontent au xv° siècle; parmi eux le cas du médecin de Shenckius, en 1600 : un néoplasme du rectum, ayant envahi et perforé la vessie, vérifié à l’autopsie.

On ne s'attache guère à l'étude de ces fistules jusqu’au xIx° siècle, car on les croit incurables. |

Au xx° siècle paraissent de nombreux travaux avec autopsies de Boyer, Larrey, Richerand et Cloquet, Mercier, en France; Salmon, Glen, Hingeston, en Angleterre.

En 1841, Sédillot relate une observation où une vessie communiquait par une ouverture étroite avec un abcès situé autour d’un cæcum ulcéré.

Le tableau clinique des fistules vésico-intestinales se dégage de ces différentes observations et se complète peu à peu.

Le traitement est également à l'étude, mais l’état de la chirurgie de l’époque ne permet pas toujours aux auteurs de l'appliquer.

Desault, pour les fistules vésico-rectales, recommande de sec-

Hionner les parties molles, rectum compris, à partir de Ja

fistule.

D'après Chopart, la cause de la fistule est toujours un cal-

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