CONCLUSIONS
I. — La lèpre peut, à son début, créer de grandes difficultés diagnostiques pour le clinicien qui la soupçonnera difficilement dans certaines formes anormales.
a) Début oligo ou mono-symptomatique ; b) Début exclusivement bulleux ; s) Début aigu et fébrile.
Il. — La maladie de Hansen est d’autre part susceptible de revêtir, au cours de son évolution, des aspects très protéiformes (ichtyose, maladie de Darier, sarcoïdes, érythème polymorphe, etc., etc...) qui peuvent égarer le diagnostic vers d’autres dermatoses plus courantes.
II. — I] importe cependant que le diagnostic soit fait précocement, c’est là la condition essentielle d’une prophylaxie et d’une thérapeutique efficaces.
IV. — L'’obstacle le plus fréquent à l'établissement du diagnostic doit être cherché dans l'oubli où la lèpre est inconsciemment tenue, dans nos régions, par de trop nombreux médecins. En conséquence, il importera de penser toujours à la maladie de Hansen et de
Bar, D
discuter ce diagnostic devant toute manifestation cutanée qui ne fera pas sa preuve.
V. — Le diagnostic de lèpre, dans les formes anormales de cette affection, devra le plus souvent sé baser sur une enquête étiologique et sur des examents bactériologiques (mucus nasal, biopsies) systématiquement et correctement conduits.
Vu : Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Le Doyen, NICOLAS.
JEAN LEPINE.
Vu et permis d'imprimer Lyon, le 29 Octobre 1932.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L’UNIVERSITÉ,
A. LIRONDELLE.