MANU SU
L'examen radiologique de l'intestin par lavement montre un Sspasme du côlon gauche, un cæcum gros et fixe, à base douloureuse.
Opération Le 4 novembre 1927: Extériorisation du cæcum, ablation d’un appendice rétro-cæcal enfoui dans des adhérences et dont la pointe semble remplie de pus.
Enfouissement du moignon, catgut oo, péricôlite du cæcumet du côlon ascendant, une grosse bridepasse en avant du cæcum, libération. L’épiploon est sain, la vésicule biliaire normale, fermeture de la paroi, sans drainage.
Suites opératoires normales, la malade s’eu va au 15° jour en bon état avec un traitement pour sa côlite.
Examen de l'appendice (DT Verliac). — Appendice court et épais, à pointe dure et mince ; la pointe paraît oblitérée. Aux différents étages, atrophie glandulaire extrême, indiquant des lésions chroniques incontestables.
Nous avons reçu de ses nouvelles en mai 1928, six mois après son opération, elle n'a eu depuis ni entérite, ni vomissements, ni hématuries. Une seule crise de cystite légère en avril ayant duré trois jours, mais même pendant cette crise, elle n’a plus jamais souffert du rein droit. Elle écrit : « Je ne souffre plus des reins et peux passer des après-midi entières à coudre sans ressentir cette forte douleur au rein droit, qui m'avait forcée à quitter la maison de paquetage, dans laquelle j'étais employée. »
Cette malade n’a d’ailleurs repris qu’une activité réduite, étant atteinte d'une paralysie infantile du membre inférieur gauche, qui se serait aggravée ces temps derniers et pour laquelle elle suit un traitement électrothéra-
que,
OBSERVATION X (Dr Gaume).
M. Léopol B..., 44 ans.
On relève dans les antécédents de ce malade.
En 1907, une crise d’appendicite aiguë franche, durée quinze jours.
En 1919, crise de douleurs lombaires droites très violentes, obligeant le malade à rester‘couché, en même temps légères douleurs abdominales para-ombilicales droites, fièvre entre 380 et 39°, pas de vomissements, durée huit jours.
Depuis cette époque, le malade se plaint de douleurs lombaires sourdes qu’il localise sur la ligne médiane, elles apparaissent surtout lorsqu'il se fatigue, lorsqu'il reste longtemps baissé (il est emballeur) il ne peut se redresser qu'avec peine.
En novembre 1926, $pparaissent quelques phénomènes de cystite, avec urines troubles, contenant un peu de sang, sous forme de .petits caillots. Il n’a jamais eu de grandes hématuries totales,
Ces phénomènes se calment, puis reprennent plus violents en février 1927. Il est vu pour la première fois le 20 mars 1927. À ce moment, l’examen histo-bactériologique des urines totales nous montre quelques cellules, de nombreux polynucléaires, et de nombreux staphylocoques.
La cystoscopie montre quatre orifices urétéraux ; deux
à gauche, le supérieur est cathétérisé jusqu’en haut, dans
ÉD l'inférieur on butte à 3 centimètres, ces ‘deux orifices semblent sains.
A droite, deux orifices, le supérieur cathétérisé jusqu’en haut est normal, l’inférieur malade, entouré d’une zone d'œdème n'est pas cathétérisable, vessie saine par ailleurs.
Le malade est mis au traitement banal, par les antiseptiques urinaires huile de Harlem, boissons abondantes.
Il est revu un mois après, les phénomènes vésicaux sont calmés, les urines claires ne contiennent plus de microbes. |
Bientôt après, les urines sont redevenues franchement troubles, mais le malade n'ayant pas souffert cette fois de la vessie, ne peut pas préciser exactement quand, et tout d’abord ne s’en ést pas inquiété.
Au mois de juin 1927, le malade est resté couché dix jours pour une crise fébrile entre 39° et 4o° ; cette fois-ci sans douleur lombaire, le diagnostic porté par son médecin traitant a été celui de grippe.
Au début de novembre 1927, nouvelle crise fébrile, 38° et39°, durée huit jours et quelques jours après, nouvelle crise de cystite et le malade revient nous voir.
Cette fois-ci il se plaint de douleurs diffluses du côté gauche, la pyéloscopie de ce côté montre un bassinet normal.
Deux jours après, nouvelle crise fébrile, 39° 4o°, qui se calme en quelques jours.
La palpation de l’abdomen nous révèle à ce moment à gauche un spasme du sigmoïde nettement perceptible et
douloureux, à droite un point douloureux, net, para-ombi-
lical, un peu au-dessus du point de Mac Burney, pas de défense musculaire locale.
L'examen des urines totales donne la formule suivante : nombreuses cellules, nombreux polynucléaires, nombreux colibacilles, quelques staphylocoques.
Le malade n’est pas un constipé habituel.
Six jours après la fin de sa crise, nouvelle crise fébrile, 40°, tout rentre dans l’ordre en quatre jours, sous l'influence
de la glace sur le ventre.
16 décembre, radioscopie du gros intestin. Le lavement est arrêté par le spasme du sigmoïde, impossible de monter, le malade reçoit une piqûre d’atropine et un suppositoire belladoné, le lendemain, nouvel examen. Le malade a pris par la bouche 200 grammes de gélobarine la veille, le côlon est normalement rempli, pas de stase, la zone douloureuse
de la fosse iliaque droite correspond à la base du cæcum.
Opération le 20 décembre, appendice rétro-cæcal caché sous un voile d’adhérences, unissant les 5 derniers centimètres du grêle au cæcum, le grêle est ainsi coudé au niveau de sa partie terminale. L'appendice, long de 10 centimètres est coudé en son milieu et le coude, fixé profondément à la face postérieure du cæcum, sa pointe seule est visible. Extériorisation du cæcum, après décollement, ablation de l'appendice, enfouissement du moignon, catgut oo, libération de la terminaison du grêle, fermeture de la paroi sans drainage, suites opératoires normales.
Au moment de sa sortie vers le 1€ janvier, les urines
contiennent encore quelques colibacilles.
Le malade a donné de ses nouvelles vers le 15 février,
Hs AR
disparition compiète des douleurs lombaires, pas de nou-
velle crise et urines parfaitement claires.
OBSERVATION XI (Dr Ganme).
Mlle Etiennette L..., 23 ans, infirmière.
Cette malade est entrée dans le service le 20 décembre 1927 pour douleurs lombaires droites et pyélonéphrite à
colibacilles.
La malade a eu il y a deux ans une première crise de cystite guérie rapidement.
En septembre 1927, apparaissent quelques douleurs lombaires droites, bas situées, mais peu gênantes et ne l'ayant pas incitée à venir consulter.
Depuis cette époque, règles peu abondantes et douloureuses.
Au début de novembre 1927, nouvelle crise de cystite à colibacilles, 4 injections sous-cutanées d’un stock-vaccin, sans amélioration.
Le 8 décembre, très violente crise douloureuse dans la région lombaire, douleurs d’abord bilatérales, puis se localisant à droite, en même temps, fièvre etconstipation opiniâtre.
La malade a eu une hématurie légère au cours de cette dernière crise.
Le 23 décembre, l'examen fonctionnel montre l’existence d'une pyélonéphrite double à colibacilles. Reïins fonctionnellement équivalents, concentration d’urée au litre, 11 à
droite et 9 à gauche.