HISTORIQUE
Les fractures de la cavité cotyloïde, si l’on en juge par les recherches bibliographiques auxquelles nous nous sommes livré, ont été signalées depuis fort longtemps.
Paul d’Egine et Ambroise Paré en auraient observé plusieurs cas.
Au XVIII: siècle, Duvernay, dans son traité des maladies des os, et Callisen, dans son système chirurgical, en citent quelques exemples. Mais il nous faut arriver au XIX' siècle pour trouver des études plus complètes sur les fractures de l’acétabulum.
C'est, en 1823, Swan qui publie une observation peu probante, car elle n’a pas été suivie d’autopsie.
En 1835, Earle décrit 4 cas d'enfoncement de l’acétabulum et nous indique comment faire le diagnostic différentiel entre ces fractures et les fractures du col du fémur.
En 1837, Astley-Cooper nous en cite 2 cas.
Mais c’est Velpeau, en 1846, qui publie le premier travail important sur les fractures de la cavité cotyloïde. Dans un article publié par la Gazelte des hôpitaux civils el militaires, il présente 2 cas, essaye d'expliquer le mécanisme el insiste sur le diagnostic différentiel d’avec les fractures du col et les contusions dela hanche.
Malgaigne, en 1847, Moore et Morel-Lavallée, en 1851,
AD se sont occupés des enfoncements de l'acétabulum. Dans le cas de Morel-Lavallée, nous avons à faire à un malade traité pour fracture du col du fémur. Ce n’est qu'à l’autopsie que l’on put faire le diagnostic d’enfoncement du cotyle et de pénétration de la tête fémorale dans Île bassin. \
En 1868, Courty, dans l’article : « Bassin », du dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales, admet la possibilité des fractures de la cavité cotyloïde.
Nous trouvons enfin, en 1873, avec Frézard, une thèse de Montpellier, sur les fractures du bassin. L'auteur cite une observation d’enfoncement de l’acétabulum par coup de feu. Et, après avoir éludié le diagnostic différentiel d'avec les fractures du col et les luxalions dela hanche, il: nous donne des conclusions intéressantes, parce que basées sur des expériences faites sur le cadavre. Ces expériences avaient pour but de déterminer des fractures du col du fémur ; quatre fois sur dix, l’auteur a vu que seule, la cavité cotyloïde élait intéressée.
En 1880, nous trouvons un travail de Bæœckel, qui insiste particulièrement sur l'importance du toucher rectal dans le diagnostic. La même année, Busch publie un article, sur les fractures de la cavité cotyloïde, mais s'occupe surtout de fractures à grands fragments et s’accompagnant des symptômes bruyants des fractures du bassin.
En 1887, Vaquez présente à la Société anatomique un cas d'enfoncement du cotyle avec fémur intact. Le diagnostic ne fut porté qu'à l'autopsie.
Nous arrivons, en 1899, à la thèse de Virevaux, qui constitue un très important travail sur la question. L'auteur présente 34 observations de fractures de la cavité
cotyloïde, etnous donne le résultat de ses expériences sur
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le cadavre. Sur 16 expériences, réalisées en traumatisant le grand trochanter, Virevaux a réussi à produire quatre fois un enfoncement de la-cavité cotyloïde.
En 1902, la Revue médicale de la Suisse romande, publie un travail de Ohanjanian, sur l’enfoncement de l’acétabulum par la tête fémorale.
Dans le Lyon médical de 1901, 1903, 1904, nous avons trouvé des observations très intéressantes sur la question. En 1904, également, nous trouvons dans la Revue de chirurgie, deux articles: l'un du docteur Guibé, sur l'enfoncement de la cavité cotyloïde ; l’autre du docteur Thévenot, nous donnant le résultat de ses expériences faites pour réaliser la fracture du cotyle.
Enfin, en 1909, nous trouvons la thèse inaugurale de Marquez, qui publie une observation due à M. le professeur agrégé Lapeyre. Depuis cette époque, nous n'avons point trouvé de travail important sur la question.