‹ Contribution à l'étude des fractures de la rotule et de leur traitementChapitre 15 sur 27 · AN · texte numérisé non relu

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arrêtés avec juste raison tous les chirurgiens qui ont traité les fractures de la rotule.

. C’est à elle aussi, que nous donnerons la préférence. Le membre sera élevé, et dans l’extension.

Quelques auteurs ont été plus loin, et ontété jusqu’à sectionner le tendon du droit antérieur. Nousen avons trouvé deux observationsdües àMarcnama, qui pratiqua cette opération, conseillée par Pearce- Gould (1).

La première, est l'observation d'un homme présentant une fracture de la rotule gauche avec écartement d’un pouce et demi. Au quinzième jour, l'épanchement étant considérable, et ne permettant pas de mettre les fragments en contact, ponction et évacuation de la sérosité, puis, on fit une section sous-cutanée du tendon du droit antérieur, qui permit Île rapprochement facile des deux moitiés de l’os. On adjoignituneattelle postérieure. Le malade estrevenu au bout d’un an, il porte facilement le pied en avant, la réunion, jugée osseuse par tous ceux qui le voient, est si exacte, qu'on ne peut trouver la ligne de la fracture.

Dans la deuxième, on fait une ponction aspiratoire dès le lendemain de l'accident, et on évacue un liquide séreux.

. On fait une section sous-cutanée du tendon du droit antérieur, puis du tendon rotulien. La coaptation est dèslors exacte et facile. Le malade est revenu au bout de six mois : Consolidation sans écartement

- (1) Pearce-Gould, The treatement of transvure of the patella, (The Lancet 1870, t. If, p. 815.

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mais fibreuse. Raideur du genou; mobilité de la rotule. Le malade se sert de son membre aussi bien qu'avant, et se montre peu disposé à rentrer à l’hôpital pour qu'on imprime au genou du mouvement.

Malgré les bons résultats obtenus dans les deux cas que nous venons de citer, nous n’oserions conseiller cette opération qui ajoute ses dangers à ceux de la ponction. Pourtant, dans le cas où la ponction ne suffit pas, où les fragments ne peuvent se réunir, pourrait-on faire cette section, mais en s'entourant de toutes les précautions antiseptiques en usage actuellement.

Ainsi donc, deux moyens pour relâcher le triceps : l’un admis et qu’on doit toujours mettre en usage, l'extension du membre; l’autre moins inoffensif, et que l'on ne devra employer que dans des cas exceptionnels : la section sous-cutanée du tendon du triceps.

Reste maintenant le second agent d’écartement des frasments, l’'épanchement.

Deux cas peuvent se présenter : ou ilest peu abondant et n empêche pas de rapprocher les fragments, ou il est considérable et entrave toute réunion possible. |

Dans le premier cas, les procédés de Guyon, de Desprès, le traitement par les vésicatoires est suffisant ; dès les premiers jours on doit l'appliquer de façon à ce que l’épanchement disparaisse avant que soit trop avancé le travail de consolidation. Si a ré- Sorption ne se fait pasassez vite, alors il faut avoir re-

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