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le fémur, le sommet avec le tibia, et que le milieu portait à faux. Boyer déclara que jamais la rotule ne touchait le tibia etson opinion fut admise. L'opinion ancienne fut reprise par Henle, et M. Berger paraît se ranger à cette dernière opinion, en publiant deux planches remarquables et très démonstratives. Nous reviendrons plus tard sur le mécanisme des fractures dans la flexion forcée, mais on comprend de suite que dans cette situation la rotule fixée et immobilisée pourra être facilement brisée par un choc porté directement sur elle.
Jusqu'ici nous n'avons fait qu'envisager la situation de la rotule, et sa fixité au point de vue de la possibilité de fracture parun choc direct extérieur. Mais ces cas peuvent être des fractures diverses, et nous devons surtout envisager la fracture transversale.
Ne voulant pas prendre personnellement parti dans la discussion sur le mécanisme de ces fractures, c'est aux auteurs classiques que nous empruntons ce qui suit :
Par la plupart des chirurgiens anciens, il fallait que le genou fût immédiatement fléchi pour que la fracture se produisit. Hérin soutint ce mécanisme avec assez de succès. Mais Malgaigne soutint que la rotule n’appuie pas sur le tibia, et par suite infirma la théorie de porte à faux.
Boyer , quoique anatomiquement de l’avis de Maigaigne, fait intervenir l’action du tricepset par elle explique la fracture dans la flexion forcée; Samson comme Boyer, donne à la contraction musculaire le principal rôle et admet 1e choc direct comme la véri-
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table cause. D'après ce que nous avons dit de la position de la rotule dans la flexion forcée il est facile de voir que les violences font une fracture dans ce cas, et que si la contraction musculaire agit, ce n’est pas à elle seule qu’il faut rapporter la fracture, et la théorie des auteurs anciens, et d'Hérin en particulier peut très bien se réaliser dans quelques cas.
Malgré cela ce n’est pas le mécanisme le plus fréquent, et actuellement Îles auteurs modernes ont cherché, trouvé et donné un tout autre mécanisme. C'est encore dans une des positions de Îa rotule que nous avons indiqué, que l’on constate la possibilité d’une fracture.
Malgaigne un des premiers, réfutant la théorie des anciens, admit, contrairement à eux, que moins la flexion était marquée et plus les fractures étaient faciles. « La jambe étant presque étendue sur la cuisse, dans une chute violente en avant, rien ne s'oppose, en effet, à ce que la face antérieure de la rotule aille rencontrer le sol et vienne se fracturer par le fait d’une violence essentiellement directe. De plus, ajoute-t-il, dans une chute semblable, le genou vient presque constamment rencontrer un corps résistant plus élevé que le terrain, soit un moellon, une poutre, une marche d'escalier. »
Dès lors il fut facile d'expliquer encore dans cette position la façon dont se fait la fracture. La rotule, à ce moment, nous l'avons dit plus haut, est appuyée sur la face antérieure du fémur et maintenue dans cette position par le tendon résistant du muscle triceps ; la partie inférieure n’est maintenue par rien