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flaccidité complète de l’organe où il y a contusion de la verge s’accompagnant d'une lacération de l’albuginée avec éclatement partiel où total des corps caverneux, une lésion organique préexistante, facilitant l’action du choc ? Si l’on s’en rapporte aux cas observés, à l’histoire et aux antécédents du malade, il semble qu’on ne doive rien retenir de ces notions. Et cependant, comment expliquer, dans ces conditions où l’organe se trouve dans un état de réplétion telle qu'il est capable de fuir sous le choc, d’épouser toutes les déformations qui le préserveront de la déchirure, la production d’une fracture ? Tel est pourtant le cas du malade qui a été le point de départ de l'observation du Docteur Blanc, observation princeps origine de notre travail.
Parmi les causes déterminantes le traumatisme occupe, nous l’avons vu, le premier plan. A côté il est également des causes d'origine vaginale qui peuvent, dans certains cas, être à l’origine d’une fracture. Certains auteurs, comme Richet, Deguise, Parker, citent comme causes déterminantes l’étroitesse du vagin, les malformations congénitales modifiant l’anatomie de ce conduit, les obstacles rencontrés au cours de rapprochements particulièrement pénibles. Parker cite le cas d’un jeune homme qui vint le trouver à ce propos.
OBsERVATION IX. »
(Gazette médicale, 1849, p. 928.)
Un jeune homme de Canton (Chine) vint consulter Parker pour un accident survenu à sa verge. Marié depuis huit mois, il avait, dès la première nuit de ses noces, rencontré des obstacles insurmontables à l’accomplissement de ses devoirs d’époux. Dans un effort énergique et soutenu qu'il fit pour arriver à son but, il ressentit une violente douleur qui mit le holà à son ardeur génésique. Depuis lors, l’érection reste bornée à un demi-pouce du pénis, du côté de sa racine; l’extrémité antérieure de l'organe pend, molle
et flasque. <
ECTS
Examen. — Espace transversal, bien limité dans la longueur du corps caverneux et situé à un demi-pouce du pubis.
En résumé, si l’on excepte certains actes répréhensibles, qui sont la minorité, les ruptures du pénis reconnaissent pour origine des causes relevant soit d’un traumatisme exercé directement sur l'organe, soit d’un obstacle du conduit vaginal.
SYMPTOMATOLOGIE
Les signes qui révèlent la lésion sont variables. Ils varient d’abord avec le siège de la rupture, celle-ci pouvant uniquement intéresser un seul des corps caverneux. Dans ces conditions, le diagnostic de localisation peut se faire suivant la direction secondaire que ‘prendra l’organe en érection. En effet, suivant que la solution de continuité siège sur l’un des corps caverneux, le pénis s’infléchit latéralement du côté où s’est produite la rupture.
Mais avant tout, le signe avertissant qu'il y a eu quelque chose d’anormal du côté de l’organe est surtout la douleur. La plupart des auteurs, s’en rapportant aux réponses fournies par leurs blessés, reconnaissent que cette douleur est vive, extrême : c’est elle qui éveille l'attention du sujet, lui faisant déjà prévoir le danger qu'il vient de courir. Elle est en général violente, subite, se produisant au niveau même de la rupture, et reste manifestement localisée en ce point.
Cependant on a remarqué des cas où cette douleur s'irradiait à distance, pouvant porter son action-sur l’organisme en entier. Dans ces conditions, il semble qu'il faille faire une grande part à l’anxiété du malade, à son état d'esprit particulier, frappé par une telle découverte, qui le porte à grossir les faits. Le sujet éprouve une sorte de spasme général qui va grandissant, jusqu'à déterminer parfois une syncope. Dans cette généralisation, il semble que l’on doive incriminer l’influence du sympathique, agissant sur l'organisme par acte réflexe.
Par contre, si, dans la généralité des cas, la douleur est
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