EN
OBSERVATION PRINCGEPS Inédite
(H. Braxc et DUROSELLE.)
Hématome enkysté des corps caverneux.
Résection et suture. — Guérison.
M. M.., 25 ans, est adressé le 24 avril 1930 à l’un de nous par son médecin, le Docteur Bonneau, de Ruflec (Charente), parce qu'il a reçu un mois auparavant, au cours d’une rixe, un violent coup de pied au niveau de la région péno-serotale. A la suite du traumatisme, il s’est produit une urétrorragie immédiate, abondante, qui a duré quatre jours, avec une ecchymose pénienne étendue. A ce momexni-là, les mictions demeurèrent possibles, quoique difficiles et douloureuses, puis ia disurie s’est accentuée. Depuis le traumatisme, le malade n’a plus d’érections normales : l'érection commence, puis s'arrête aussiHôt,-s'accompagnant de douleurs vives dans toute la verge. Le coït est rigoureusement impossible, et le: malade est très affecté de son infirmité, incompatible chez ce garçon sain et vigoureux avec une vie normale, et qui brise par ailleurs des projets matrimoniaux.
C’est dans ces conditions qu'il nous est adressé. A l'examen, on constate au niveau de la région péno-scrotale un bloc fibreux constituant, au niveau du Corps caverneux gauche, un noyau volumineux de cavernite seléreuse, cicatricielle vraisemblablement. Par contre, l’urètre est libre, et un béniqué 36 passe sans aucune difficulté.
Nous portons le diagnostic rétrospectit de rupture de la verge avec rupture incomplète, probablement partielle, de l’urètre.
Nous décidons alors d'intervenir pour essayer de rétablir chez le malade les fonctions génitales, rendues impossibles, et le pré-