LAB
server aussi d’un état psÿchopathique qui commence à apparaître chez lui, et qui menâce de prendre une fâcheuse extension.
Nous intervenons done, nous proposant d'enlever le bloc fibreux péno-scrotal, tout en réservant l'avenir et sans vouloir promettre le retour normal des érections. Nous savons, en effet, qu'il faut être prudent en la matière, et nous craignons en définitive, a priori, qu'une intervention portant sur les corps caverneux ne compromette à tout jamais leur fonctionnement. Cependant, comme il faut bien essayer de guérir ce jeune malade d’une infirmité grave de conséquences, nous nous décidons à l'intervention.
Opération le 8 mai (D' Blanc), sous anesthésie générale à l’éther.
Le malade est mis en position de la taille périnéale.
Une sonde 48 est introduite dans l’urètre pour repérage.
Incision médiane péno-scrotale. Dissection du corps caverneux gauche, qui est libéré et au niveau duquel on sent une masse dure donnant l'impression d’une grosse noisette enchâssée dans l'organe. Eu
Le corps caverneux est incisé transversalement, après hémostase par deux pinces en avant et en arrière de la tumeur. Le bistouri donne issue à un liquide chocolat, épais, qui n’est autre qu’un hématome enkysté qui s’évacue, et qui était contenu dans une poche à parois fibreuses et épaisses. La cavité allongée dans le sens longitudinal a le volume d’une olive. |
Les parois du pseudo-kyste sont réséquées complètement et le corps caverneux est réséqué au niveau de la lésion, les deux bouts antérieur et postérieur étant entièrement libérés. Puis une suture. des deux bouts est pratiquée par quatre points séparés profonds de catgut, en prenant en même temps toute l’épaisseur du corps ‘caverneux dont la gaine est suturée ensuite par-dessus.
Les enveloppes de la verge sont reconstituées anatomiquement et l’incision refermée d’un drainage.
__ Les suites opératoires sont normales et le malade regagne son domieile le sixième jour. Quant au résultat éloigné que nous appréhendions très légitimement, il dépasse nos espérances puisque le
médecin du malade pouvait écrire le mois suivant :