‹ Contribution à l'étude des fractures de la voûte palatineChapitre 7 sur 20 · RAT ARE · texte numérisé non relu

RAT ARE

L'observation II nous offre un bel exemple de ces fractures de la voûte palatine « bar irradia-

tion. »

Observation II

Fractures comminutives du maxillaire supérieur avec esquille du palatin.

(Obs. communiquée à la Société de Chirurgie, le 3 septembre 1862, par

M. le Dr Goffrez).

Le nomméCh..…., soldat au 3. régiment d'artillerie, entré dans le service de M. le Dr Goffrez, le 29 mai 1862, à l'hôpital militaire de Vincennes, était occupé à marquer des chevaux au fer rouge quand l’un d'eux lui lança un coup de pied en plein visage. On

constate les lésions suivantes : maxillaire supérieur droit atteint

de plusieurs fractures : l’une d’elles commence au niveau de la dent

canine, s'étend verticalement en haut jusqu’à l’apophyse montante.

Cette fracture se continue en arrière jusqu’à l’os palatin en intéressant, dans toute son étendue, l’apophyse palatine qui est brisée en plusieurs fragments. Une autre fracture longitudinale commençant vers le niveau de la dent canine et finissant sur la deuxième

molaire, sépare le bord alvéolaire du reste de l’os et constitue un

fragment qui n'est maintenu que par des lambeaux de la muqueuse

gingivale.

En avant, toute la portion des deux os maxillaires dans laquelle

viennent s'implanter les quatredentsincisives est broyéeen de nombreux fragments, qui, retenus à peine par les parties molles dilacérées, flottent dans l’intérieur de la bouche en menaçant d'être

entraînés par les efforts de déglutition.

SO

Maxillaire /supérieur gauche égilement fracturé Suivant son

bord alvéolaire. Toutes les portions osseuses sont, avec la muqueu-

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