‹ Contribution à l'étude des fractures de la voûte palatineChapitre 9 sur 20 · NRA IEEN ET EUR MONO MIE RE · texte numérisé non relu

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grand fragment osseux comprenant la pommette droite, tout l'os maxillaire supérieur droit et toute la partie du maxillaire supérieur gauche située au-dessous de la base de l'orbite et de l’apophyse malaire correspondante. Ce grand fragment déplacé de droite à. gauche par le choc avait en outre subi un mouvement de rotation

qui avait incliné la voûte palatine en avant et à gauche.

Il y a tout lieu de supposer que l’une au moins des apophyses pterygoïdes avait cédé, car, sans cette lésion, nous nous demandons comment aurait pu s'effectuer ce mouvement de translation de la voûte x palatine.

. Si,au contraire, dans une chute, l’un des maxillaires vient à porter sur une large surface, de telle façon que la résistance du sol s'oppose directe- | ment au poids du corps transmis par la colonne vertébrale, le maxillaire aura une tendance à s'enfoncer en totalité d'avant en arrière. Mais, pour permettre à ce déplacement de s'effectuer, il est indispensable que les apophyses pterygoïdes cèdent en même temps que les apophyses montantes et malaires; il faut en outre que les deux lames palatines se laissent disjoindre. Dans le cas signalé par Malgaigne, toutes les sutures médianes de la face ou du menton

avaient cédé.

Observation IV

Enfoncement d’un des maxillaires supérieurs. Observ. tirée de Malgaigne:

(Traité des fractures et luxations).

Un charpentier, âgé de 21 ans, étant tombé d’un deuxième étage, outre des fractures du bras et de la jambe et une luxation de la clavicule, offrait à la face l’état suivant: « Fracture simple

« des os propres du nez, ébranlement des denis incisives, au niveau

« des deux bords alvéolaires, écartement d'environ o m. 002 des

. «os maxillaires supérieurs et palatins dans leur suture médiane;

« enfoncement de tout le côté gauche de la face sans altération

. « des parties molles : plus fracture, sans déplacement vertical près

« de la symphise de la mâchoire inférieure ; nul symptôme de

« commotion cérébrale ».

Dans un autre cas, presque analogue, présenté par M. Richet, la conservation des palatins et des apophyses ptérygoïdes avait empêché l'enfoncement du maxillaire de se produire.

Observation V

Fracture du maxillaire supérieur isolée et complète sans complication de plaie ni écrasement (Observation présentée par le professeur Richet à

“la Société de Chirurgie le 18 février 1857).

« Le nommé X..., fort de la Halle, chargeait un sac de farine

« sur une voiture lorsque l’échelle qui le portait vint à tourner. II

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‘« perdit l'équilibre et tomba la face contre un des degrès de « l'échelle avec le sac qu'il avait sur la tête. »

I ne perdit pas connaissance et fut transporté de suite à l’hôpital Saint-Antoine : trois petites plaies contuses existaient à la face, une seule ayant une certaine gravité, en ce sens qu’elle intéressait toute l'épaisseur de la lèvre inférieure à sa base et pénétrait dans la cavité buccale : elle laissait s’écouler une assez grande quantité de salive.

Le côté gauche de la mâchoire supérieure paraît un peu enfoncé et en portant le doigt dans la cavité buccale on sent le maxillaire supérieur très mobile en totalité; il paraît effectivement comme détaché des autres os avec lesquels il s'articule cependant d'une manière si solide. En étudiant avec plus de soin dans quel point il se trouve fracturé, on observe : « que la solution de continuité qui passe entre les deux maxillaires gauches se continue en arrière suivant la ligne médiane jusqu’au niveau de la portion horizontale de l'os palatin et se porte à angle droit en dehors en passant en arrière de la tubérosité malaire. Les palatins ne semblent pas. avoir été compris dans la fracture. | |

L’apophyse montante de l'os maxillaire paraît plutôt disjointe que fracturée et l’un des os propres du nez, très mobile, est séparé de l’autre. Le maxillaire supérieur aussi séparé de son congénère, des os propres du nez, unguis et planum. de l'os carré, du palatin et de l’apophyse pterygoïde, est devenu très mobile, et sa tendance à se séparer en bas et en dehors est très marquée. Il doit certainement à la conservation de l'os palatin et de l’apophyse pterygoïde de ne point se porter en arrière. Sur la ligne médio-palatine existe un enfoncement assez profond par suite de l'élévation de cette partie du fragment, élévation correspondant à l'abaissement de sa

portion externe,

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