‹ Contribution à l'étude des fractures des métacarpiensChapitre 11 sur 40 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

S. Cooper admettait que le métacarpien le plus souvent atteint était le premier, Hamilton Le 2°, Delpech et Nélaton le 5°.

Siège. — Sur 102 cas de fractures de métacarpiens,

M. Polaillon a noté 8 fractures du premier métacarpien, 16 du second, 34 du troisième, 35 du quatrième, et 9 du cinquième.

Les fractures du premier et du cinquième métacarpien sont donc deux fois plus rares que celles du second, quatre fois plus rares que celles du troisième et du quatrième ce qui s'explique aisément à cause de la longueur et de la grande fixité de ces deux derniers métacarpiens.

Ajoutons que les fractures sont un peu plus fréquentes sur le tiers supérieur que sur le tiers moyen; et un peu plus fréquentes pour ce tiers moyen.que pour le tiers inférieur. C’est ainsi que dans 16 cas observés par Hamilton, la fracture occupait 7 fois le tiers supérieur, 5 fois le tiers moyen, et 4 fois Le tiers inférieur.

Quelquefois le trait de fracture siège immédiatement audessus de la tête du métacarpien, c’est la fracture de la tête de Astley Cooper, appelée encore fracture du col par Malgaigne, et qui très souvent sur les sujets jeunes,

n’est autre chose qu’une disjonction épiphysaire.

Nombre. — La fracture est dite simple quand iln’existeé qu'un trait de fracture ; elle est dite multiple quand il

existe plusieurs traits de fracture siégeant soit sur le mé-

me métacarpien, soit sur des métacarpiens différents. Les

fractures multiples sont très rares et ne s’observent quère

que dans le cas de causes directes. Cependant il existe tout au moins une observation indiscutable de fracture multiplé par cause indirecte. Cette observation nous la rapporterons tout à l’heure. :

Variétés. — Ici, comme ailleurs, les fractures peuvent être incomplètes et complètes.

Les fractures incomplètes très rares suivant certains

‘auteurs, seraient au contraire relativement fréquentes pour d’autres, et se diviseraient elles-mêmes en fissures ou fêlures et en courbures.

Fissures ou félures. — D’après les auteurs allemands, cette variété de fractures serait particulièrement fréquente au niveau du métacarpien.

Lamaestre a rapporté à ce sujet une curieuse observation de fracture compliquée de plaie, dans laquelle la solution de continuité permettrait très bien de se rendre compte de l’existence d’une fissure osseuse. Barbé dans sa thèse (Th. Paris, 83), a rapporté une observation analogque.

Courbures. — Les fêlures et les fissures ont pu être reproduites expérimentalement, les courbures non. Cellesci sont d’ailleurs assez rares, Jarjavay cependant en a rapporté un cas assez curieux. Il s’agissait d’un individu qui n’entra à l’hôpital que trois semaines après l’accident,

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